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Une salle d’activités multisensorielles à la miason de retraite

L’établissement se dote d’une unité pour les résidents dits déambulants et d’une salle de relaxation

Grâce à ces travaux, la maison de retraite Jeanne-d’Albret va gagner en confort et en superficie.

Les grands travaux démarreront en août

 Voilà le nom du projet, synonyme de grands travaux, qui accapare la maison de retraite Jeanne-d’Albret, depuis maintenant quatre ans et demi. Voilà également, évoquée en un mot, la teneur de ce grand chantier dont les premiers coups de pioche doivent débuter la première quinzaine d’août. Après les travaux de 1975 puis de 1998, voilà donc la touche 2009 qui vient apporter sa pâte aux 4 000 m² de ce bâtiment édifié dans les années 1880.

« La philosophie de ces travaux, c’est d’améliorer les conditions de vie des résidents, qui ont droit à tout le confort », précise la directrice, Catherine di Santolo.

Normes HQE

Inscrites sur la feuille de chantier, la démolition d’un pavillon de chambres, datant de 1975, et la construction d’une unité de huit lits, dédiée aux « déambulants », avec cuisine thérapeutique, salle d’activités, patio intérieur sécurisé…

Au total, 825 m² d’un nouveau bâtiment dessiné par Juan Muru, architecte du cabinet Gauche, Moulia, Muru, destiné à améliorer les conditions de vie des résidents.

Petit plus de la structure : elle sera réalisée aux normes HQE, (haute qualité environnementale). « Il y aura une terrasse végétalisée, des panneaux solaires pour l’eau chaude et les sanitaires, un récupérateur d’eau de pluie pour les jardins », énumère Catherine di Santolo.

Peut-être dix lits de plus

Autre vocation de ces travaux : remettre les chambres aux normes, en terme de surface. « Elles auront une superficie minimum de 20 m², avec salle de bains aux normes handicapés », précise la directrice.

Comptant actuellement 66 lits, la maison de retraite ne s’interdit pas une extension à 76 : « Nous allons bientôt faire la demande », confie la directrice. La maison de retraite profitera enfin des travaux pour améliorer son unité de soins et se doter d’une salle d’activités de 180 m² « pour pouvoir faire des réceptions : aujourd’hui, nous n’avons qu’une seule salle à manger. Cette nouvelle salle va être cloisonnée pour pouvoir être utilisée toute l’année, avec des ateliers».

Côté calendrier, l’établissement cessera dès le mois de juin son activité d’accueil temporaire « pour au moins un an». La sécurisation du chantier sera mise en place en juillet. Dès le mois d’août, deux phases de travaux de dix mois chacune vont se succéder, jusqu’en avril 2011. « Nous sommes obligés de réaliser ce chantier en deux phases, pour pouvoir garder tous nos résidents, indique Catherine di Santolo. Si nous le faisons d’un seul bloc, une quinzaine de chambres va disparaître : c’est difficilement possible avec une liste d’attente comme la nôtre. »

Au total, plus de quatre ans de montage de dossier et de conception, pour un projet global de 4,3 millions d’euros, financé par un prêt PLS, des fonds de la CNSA et de la Ddass, une subvention réglementaire du Département, et de l’autofinancement. Un travail lourd, mais « le bureau du conseil d’administration était vraiment porteur, souligne Catherine di Santolo. C’était la fibre, le coeur qui parlait. Bernard Molères en tant que vice-président du Conseil général, nous a également aidés dans la touche finale, tout comme René Ricarrère ou David Habib. Ce projet, tout le monde l’a porté ».

Matelas à eau chauffant, fauteuil de relaxation, colonnes à bulles, diffuseurs d’huiles essentielles, appareils de projection d’images relaxantes… Depuis un peu plus d’une semaine, les résidents peuvent bénéficier des vertus relaxantes et « décontracturantes » de la salle d’activités multisensorielles. « Nous travaillons sur la décontracturation, de façon à pouvoir faire revenir debout les résidents. Nous avions envoyé notre projet par hasard à la fondation Caisse d’épargne : elle l’a finalement financé à hauteur de 25 % de la somme globale. »

Source: Sud Ouest

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