Pour être assisté gratuitement dans votre recherche de Maison de Retraite, remplissez le formulaire ci-dessous ou contactez-nous gratuitement au numéro vert:

Une autre alternative à la maison de retraite

Richard et Christine Ballé offrent leur foyer à des personnes âgées qui refusent la maison de retraite. C’est l’accueil familial social, un dispositif encore méconnu. Reportage


Richard et Catherine Ballé vivent depuis un an aux côtés d’Andrée, 85 ans.

Dans leur ferme de Noëllet, près de Pouancé, Richard et Christine Ballé vivent bien entourés. De leur fils, d’abord, le dernier d’une tribu de cinq enfants, dont deux sont adoptés. « Comme quoi, accueillir des personnes chez nous, on a vraiment ça dans le sang. » À 51 ans, Christine Ballé a quitté sa profession pour se consacrer pleinement à l’accueil familial social il y a quatre ans.
Depuis, le couple accueille régulièrement des personnes âgées dépendantes et s’occupe des soins, en contrepartie d’un salaire. « L’agrément est assez simple à obtenir, se souvient Richard. On passe devant un médecin, qui vient ensuite vérifier si le logement est bien adapté. » Le système fonctionne aussi pour certains handicapés, qui ont besoin de soins mais ne peuvent être placés dans des centres spécialisés. Une infirmière leur rend ensuite visite tous les deux ou trois mois, afin de veiller au bon déroulement de l’accueil.

Une distance nécessaire

Andrée vit depuis un an maintenant chez les Ballé. Quotidiennement, Catherine s’occupe de sa toilette et de ses repas et joue avec elle au Scrabble, la passion de cette retraitée. « Après avoir élevé mes enfants, j’ai fait une formation pour devenir auxiliaire de vie, raconte t-elle. J’étais chargée des courses, du ménage, des promenades… Mais je ne me sentais pas très utile car je devais toujours repartir. »
Ses enfants ayant quasiment tous quitté la maison, elle a donc choisi de prendre soin des retraités chez elle: « On apprend mieux à connaître la personne », estime t-elle. Elle garde en général un bon souvenir de ses hôtes. « La première dame que j’ai eue était très agréable, elle m’aidait dans les tâches ménagères. Elle avait beaucoup de volonté. » Mais certains cas peuvent être difficiles à gérer, notamment s’il y a déficience mentale type Alzheimer ou démence.
Le plus important pour Catherine, c’est d’essayer de conserver un rapport employeur-employé. « Les médecins nous ont dit de toujours garder une distance. Après, c’est trop difficile quand la personne s’en va. Alors je me force à chaque fois à la vouvoyer. »
Au grand dam d’Andrée. À 85 ans, elle a dû quitter son foyer logement pour cause de chutes répétitives. Entre la maison de retraite et l’accueil familial, elle a vite choisi. « La maison de retraite, c’est trop impersonnel, estime-t-elle. Ici, on est aux petits soins pour moi. » Mais elle regrette cette distance que Catherine se force à conserver. « C’est dur pour moi d’être appelée Madame ! »
Andrée a derrière elle une longue vie d’hôtesse. « Je connais le métier, je sais que c’est difficile. » Dans sa jeunesse, elle ouvrait elle aussi sa porte à des personnes âgées ou des enfants de la Ddass, auxquels elle donnait des surnoms. Elle sait que le principal, pour accueillir, c’est « d’y mettre tout son coeur. »

Source: Ouest France

Laisser une réponse