Bon nombre de personnes âgées finissent leur vie, seule, chez elle, à l’hôpital ou en maison de retraite. Pour tenter d’égayer cette dernière phase de leur vie, parfois douloureuse, l’association JALMALV (Jusqu’à la mort accompagner la vie) se mobilise au quotidien. Pour apporter un réconfort, une présence. Un sourire.

À la maison de retraite du Malmont, Denise, Thérèse et Françoise sont à l’écoute d’Odette, qui fêtera bientôt ses 90 ans. : Photo Carola Czernecki
Pour que la fin de vie soit plus acceptable
Bon nombre de personnes âgées finissent leur vie, seule, chez elle, à l’hôpital ou en maison de retraite. Pour tenter d’égayer cette dernière phase de leur vie, parfois douloureuse, l’association JALMALV (Jusqu’à la mort accompagner la vie) se mobilise au quotidien. Pour apporter un réconfort, une présence. Un sourire.
À Draguignan, la vice-présidente, Denise Petit, accompagnée de ses six bénévoles, multiplie les visites. À l’image de la maison de retraite du Malmont où, avec Thérèse et Françoise, elles tiennent compagnie à Odette Trocello, une Mottoise qui fêtera ses 90 ans, le 18 décembre prochain.
Une présence précieuse en oncologie
« Ça fait beaucoup de bien, assure l’élégante mamie. Ces visites m’apportent beaucoup. De l’attention, de la gentillesse, de la compagnie. J’ai un peu de famille qui vient me voir, me lave mon linge, mais j’apprécie cette présence ».
Les actions de Jalmalv ne se limitent pas aux seules personnes âgées. Mais à tous ceux qui en ressentent le besoin. Comme au service oncologie de l’hôpital par exemple, où des patients atteints d’un cancer apprécient leur soutien.
« Nous travaillons en collaboration avec l’équipe mobile de soins palliatifs. Nous voyons avec les équipes soignantes qui rencontrer et nous développons également l’accompagnement à domicile », explique la vice-présidente.
La présence des bénévoles de Jalmalv dans ce service permet ainsi aux malades de pouvoir parler de leurs craintes, du lendemain, sans pour autant en faire part à leur famille, de peur de les blesser.
Même sentiment du côté des familles que les bénévoles peuvent apaiser et soutenir lors de leurs visites, dans le salon aménagé à cet effet. « Nous essayons d’être un petit peu leur rayon de soleil », témoignent les bénévoles, qui doivent toutefois faire en sorte que l’affectif ne prenne pas le dessus, au risque de souffrir à leur tour.
Un appel aux bénévoles
Actuellement, l’association recherche activement de nouveaux bénévoles. Mais pour cela, plusieurs conditions s’imposent : être à l’écoute, bien dans sa tête, ne pas sortir d’un deuil, avoir un contact facile, ne pas se valoriser…
Bref, seul mot d’ordre : la présence et l’attention. Pour encadrer les bénévoles, des groupes de parole sont organisés tous les mois en présence d’un psychologue.
Enfin, nouveauté prochaine, Jalmalv devrait créer une cellule de deuil pour les familles. De quoi remplir pleinement son rôle d’accompagnement.
Source: Draguignan.Maville
