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Maison de retraite: risque de mouvements de terrain

« Prenons un peu de hauteuret sachons mesure garder ». C’est le message lancé par deux riverains, suite à la présentation de la carte des aléas «Mouvements de terrain», la semaine dernière.

Bernard Le Guillou et Alain Kerdreux devant l’entrée de l’ancienne carrière souterraine. Bien que chargé d’histoire locale, cet endroit n’a pas été prospecté par la géologue.

Dans la tentative d’appréhender le risque d’éboulements, la petite promenade, effectuée hier matin, en empruntant l’escalier qui part d’une petite ruelle, à l’angle du magasin Gitem, pour atteindre la maison de retraite tout là-haut, s’est avérée riche d’enseignements. Dommage que la géologue qui présentait, il y a une semaine, les résultats des différentes études qui ont conduit à l’élaboration d’une carte des aléas sur le périmètre Châteaulin-Port-Launay, ait «omis» de visiter cet endroit. Elle aurait notamment vu ce mur de soutènement, écroulé sur plusieurs mètres. Plus loin, juste sous la maison de retraite, elle aurait peut-être admiré le savoir-faire de nos ancêtres, qui avaient creusé un cheminement dans la pierre, afin de diriger l’eau de ruissellement. Et, à mi-chemin, en s’éloignant un peu de l’escalier, elle aurait aussi découvert ce trou béant, ancienne porte d’entrée d’une carrière souterraine, exploitée jusqu’à la fin du XIXesiècle et dont elle avouait ignorer l’existence lors de la réunion.

Abri pendant la guerre

Les anciens Châteaulinois, eux, la connaissent bien, cette cavité géante. Et pour cause: «Durant la Seconde Guerre mondiale, elle leur servait de repli lors des alertes, tellement elle était grande», explique Bernard LeGuillou. Plus près de nous, la carrière était aussi très prisée des jeunes couples, qui pouvaient ici s’apprivoiser tendrement à l’abri des regards. Mais aujourd’hui, tout cela appartient au passé. On ne monte plus l’escalier, bloqué à la maison de retraite par une barrière, fermée par un cadenas. Et dans la grotte, seul le grand rhinolophe, espèce protégée, a le droit de cité, protégé des âmes intrusives par une barrière métallique.

«Rien n’est perdu»

Alors, un peu bâclée, l’étude commandée par l’État? Même si «l’oubli» semble gros comme une maison, en bons diplomates, et loin de vouloir jeter la pierre à quiconque, Bernard LeGuillou et André Kerdreux préfèrent qualifier ce travail de «perfectible». «On n’est pas contre ce plan qui nous apparaît vraiment nécessaire, positivent-ils. On pense simplement qu’il est possible, en affinant tout ça, d’arriver à quelque chose de mesuré, qui tienne aussi compte des remarques formulées par les riverains, dès lors qu’elles sont fondées». Oui, mais l’État n’a-t-il pas déjà affirmé qu’il ne reverrait pas sa copie, sauf exception? «Rien n’est perdu, pense au contraire Bernard Le Guillou, en citant son expérience personnelle. «Lors de l’adoption du plan de prévention des risques d’inondations, je me suis aperçu, au stade de l’enquête publique, que mon habitation était classée en zone rouge, alors qu’il n’y avait jamais eu de crues. J’ai fait part de mon émoi et le niveau de contraintes dans la zone où j’habite a été revu à la baisse». À noter Les riverains des zones à risques d’éboulements de Châteaulin et Port-Launay tiennent leur assemblée générale lundi, à 18h30, au foyer communal de Port-Launay. Réunion ouverte à tous.

Source: Le Télégramme

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