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Maison de retraite: manifestation des blouses roses

Maison de retraite : les blouses roses dans la rue

Le grand cortège de la manifestation du 19 mars à Nice. Un défilé que les blouses roses de la maison de retraite Nice-Residentia n’ont pas attendu pour manifester « en solo » en scandant leurs slogans.

10 heures, hier matin. La manif n’a pas commencé. Avenue Thiers, les manifestants affluent, banderoles rouges pas encore déroulées, mégaphones off et djembés en avant. La gare est au ralenti. La rue, encore silencieuse, se prépare au tumulte.

Et puis, soudain, on entend crier : « Tous ensemble, tous ensemble ! ». Des blouses roses sur l’asphalte. Avec une broche « CGT-CFDT » épinglées à la poche gauche. Aides-soignantes, infirmières, femme de ménage : elles sont une vingtaine faisant partie du personnel de cette maison de retraite, le poing levé. Sur le portail derrière elles, pend une affiche. En noir, lettres rageuses : « Maison de retraite  » Nice Résidencia « , paiement des salaires le 5 du mois, non aux suppressions de postes etc. »

Le personnel est en grève pour la première fois depuis la création de cette maison de retraite privée il y a vingt ans.

« On se bat pour nos résidents »

« Depuis qu’on a été racheté par le groupe Bel-Age, rien ne va », dit une gréviste qui « préférerait qu’on n’écrive pas son nom parce que la directrice a menacé de nous licencier sur le champ si on faisait grève. J’ai des enfants..».

« On se bat pour la qualité de vie de nos résidents qui se détériore comme nos conditions de travail. On voudrait parler au PDG, mais il n’est jamais là. Je l’ai vu une fois », renchérit une autre.

Et ça râle : « Le premier mois, on a été payé le 5 puis le 6 puis le 7 puis le 8, le 9, le 10 puis le 11… », « Les résidents s’inquiètent, on a douze chambres de libre, c’est du jamais vu »…

Du côté de la direction, on indiquait hier, que « la volonté du groupe est de maintenir le niveau de prestations, voire de l’améliorer ».

Le PDG, M. Diharce, joint par téléphone, qui affirme « être régulièrement présent sur cet établissement », battait en brèche les accusations des grévistes.

Et ajoutait : « On fait une écoute personnalisée des salariées. Je suis disponible et accessible, ma porte est ouverte : d’ailleurs, plus d’une est déjà venue me voir… et jusqu’ici, aucun sentiment de mal-être du personnel ne m’était remonté… »

Source: Nice Matin

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