Le nombre d’heures de services à domicile effectuées par l’Assad de Tonneins connaît une explosion. En 2008, 670 personnes, essentiellement âgées, en ont bénéficié.
Une trentaine de bénéficiaires a assisté à l’assemblée générale, mardi au centre culturel. (photo J.P.)
L’ASAD ‘Association des Services d’ Aide à Domicile) de Tonneins tenait son assemblée générale mardi, présidée par sa vice-présidente Claire Luzié. Roger Igel, son président, évoque l’évolution de la structure créée il y a 50 ans par le Dr Maurice Dèche.
Quelles sont les missions de l’Asad ?
Nous proposons des services aux personnes âgées, handicapées et à la famille en général. Ils se traduisent par une aide matérielle, morale et psychologique autour de la personne et à la personne. Notre objectif principal est de lui permettre de pouvoir continuer à vivre dans son environnement, de reporter au maximum le placement en maison de retraite.
Concrètement, comment cela se traduit-il ?
Par du ménage, de l’aide à la toilette, à la préparation et prise des repas, au lever/coucher, par des gardes, des courses… Il y a deux types de services. Le service prestataire, qui représente 80 % de notre activité, regroupe tout ce qui comporte une prise en charge du Conseil général, des caisses de retraite ou des mutuelles. Le service mandataire, lui, concerne les personnes moins dépendantes. Le bénéficiaire reste l’employeur et signe avec nous une convention de mandat, sorte de contrat de confiance qui fait que nous lui garantissons le service dont il a besoin. C’est nous qui gérons le planning des salariées, établissons les bulletins de salaires et déclarons ses charges sociales.
Combien de personnes bénéficient de vos services ?
Nous comptons 670 bénéficiaires sur Tonneins et les communes limitrophes. En 2008, nous avons réalisé 160 000 heures de services, dont 101 000 rien que pour le service prestataire. À titre de comparaison, ce dernier représentait 70 000 heures en 2006.
Quelles sont les évolutions majeures qui ont marqué la vie de l’association en 50 ans ?
À l’origine, on ne faisait que du ménage chez les personnes âgées car le personnel n’était pas qualifié et la demande peu importante. Depuis la loi du 2 janvier 2002 nous sommes entrés dans le champ d’application de l’organisation de l’action sociale et médico-sociale. Aujourd’hui par exemple, 40 % de nos permanents sont diplômés. Cependant, nous sommes toujours en manque de personnel qualifié pour notamment faire face à l’explosion du volume des toilettes. Vous savez, il y a de plus en plus de personnes âgées isolées pour qui le seul lien avec l’extérieur est le passage de l’aide à domicile…
Combien de personnes l’association emploie-t-elle ?
Environ 150 salariés, dont 140 permanents. Cela représente 70 équivalents temps pleins. On devient une grosse structure (la 4ème du département). En 2010, nous allons devoir mettre en place un Comité d’entreprise et un CHSCT (comité d’hygiène et de sécurité). L’augmentation du volume d’heures effectuées a conduit à des embauches, qui vont inévitablement se poursuivre. Nous sommes d’ailleurs en train de terminer l’extension de nos locaux, 56 rue Ségala.
Et côté finances ?
80 % de notre budget provient de prises en charge du Conseil général, qui a fixé pour le 1er semestre l’heure de services à 16,45 ? Le volume d’heures dépend du niveau de dépendance du bénéficiaire et la participation financière est fonction de ses revenus. En 2008, notre budget était de 2,2 millions d’euros (dont 92 % rien que pour les salaires et charges salariales). Pour 2009, nous tablons sur 2, 35 millions d’euros. L’adhésion à l’association, qui était de 4 euros par an depuis 2002, devrait passer à 5 euros.
Avez-vous prévu de fêter l’anniversaire des 50 ans ?
Oui, le 18 septembre à la salle des fêtes de Fauillet. Pour l’occasion, nous espérons réunir tous nos salariés et un maximum de bénéficiaires lors d’un après-midi récréatif, suivi d’un goûter.
Source: Sud Ouest
