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Maison de retraite La Clairefontaine : soutien au salariées licenciées

LA CLAIRE FONTAINE.  Le Comité de soutien des salariées licenciées en 2004 a été dissous

La dissolution a été entérinée en présence de Nathalie Dupuy, Marie Vola et Stéphanie Greffard (à droite). (Photo pascal Couillaud)

« On tourne la page »

Dans le courant de la semaine, le Comité de soutien aux salariées de la maison de retraite La Claire Fontaine, licenciées en 2004, sera officiellement dissous en préfecture. La décision a été entérinée vendredi lors de l’ultime assemblée générale.

Cette dissolution, quatre ans et demi après la création, met un point final à l’affaire « Claire Fontaine » pour les employées débarquées en 2004 et à qui la justice a donné raison au terme de plusieurs années de procédures, aussi bien aux prud’hommes qu’au pénal.

Caisse de résonance

Le Comité a compté plus de 600 adhérents afin d’accompagner celles qu’il considère alors comme les victimes d’une discrimination syndicale (1) et qui en sont devenues les symboles face au groupe Orpea, premier exploitant privé français de maisons de retraite et propriétaire de l’établissement rochelais. Au-delà du soutien moral, il s’est rapidement emparé du rôle de caisse de résonance du mouvement, dénonçant le traitement réservé aux employés syndiqués comme des conditions de travail pratiquées : « Malgré ce qu’il s’est passé, j’ai découvert des gens avec du coeur à une époque où je n’y croyais plus », confie l’une des quatre concernées, Stéphanie Greffard. « On tourne la page, poursuit Nathalie Dupuy, mais malheureusement, il y a encore des gens qui subissent des attaques à cause de leurs convictions syndicales et les conditions de travail dans les établissements privés n’ont guère évolué. La personne âgée y est toujours considérée comme une marchandise », regrette-t-elle.

Trois des quatre personnes soutenues par le Comité de soutien étaient présentes vendredi. Parmi elles, seule Marie Vola tend vers une situation professionnelle stable, en tant qu’agente sociale au CCAS de La Rochelle. Nathalie Dupuy (par ailleurs conseillère municipale PC) travaille dans un foyer pour personnes handicapées mais avec un contrat précaire. Même chose pour Stéphanie Greffard qui voit son contrat d’insertion à l’Escale prendre fin en octobre.

(1) La cour d’appel de Poitiers a estimé que les motifs invoqués par la direction (retard d’une demi-heure, non-respect du règlement, comportement inadmissible, insubordination…) apparaissaient comme de faux prétextes. « Le contexte du licenciement, écrit-elle, est celui de la formation par des salariés de la maison de retraite d’une section syndicale CGT en vue de préparer les élections des délégués du personnel. »

Source : Sud Ouest

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