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Maison de retraite : ça tourne!

Et Depardieu traversa la maison de retraite


Jean Becker garde un oeil concentré sur les écrans de contrôle. (PHOTO T. S. )

Il est 10 h 15, les dix figurants en robe de chambre commencent à trouver le temps long, coincés dans leurs fauteuils. Gérard se fait attendre. Les dix pensionnaires de la maison de retraite du Château de Cressé, à Bourg-Charente, s’apprêtent à partager l’écran avec « Monsieur Depardieu », pour une scène du film « La tête en friche », tourné depuis cet été dans la région, notamment à Pons (17). Depardieu, alias Germain, devait hier arpenter un couloir, un bouquet de fleurs à la main.
Les patients octogénaires allaient s’assoupir pour de bon, à peine dérangés par la myriade de techniciens chevelus qui s’affairent autour d’eux, quand la star du jour fit une entrée fracassante.
« Alors, c’est le Club Med ici ! », vocifère le comédien, tout en croquant une poignée de noisettes. Moulé dans une surprenante chemise rouge aux motifs bariolés, le comédien rejoint Jean Becker, son réalisateur moustachu, pour les ultimes consignes. Au dehors, le ciel est menaçant. À l’intérieur du château, de puissants projecteurs illuminent les murs rose pastel.

Quatre prises et puis s’en va

Sur leurs sièges, les figurants frémissent. Leur mission n’est simple qu’en apparence : rester des retraités naturels, occupés à lire ou à bavarder, alors que le monstre sacré du cinéma français doit déambuler sous leur nez.
Après trois faux départs, la quatrième prise est la bonne. Depardieu, alias Germain, a déboulé comme il faut. Les retraités de Cressé ont impeccablement interprété les retraités du film. À 10 h 45, la scène est bouclée.
Jean Becker avait à sa disposition un figurant expérimenté. Roger Daniel Vauquelin, élégant grand-père centenaire, figurait en 1941 au casting de « Volpone », avec Louis Jouvet.
Annie, 79 ans, pieds nus dans ses charentaises, avait trouvé la technique. « J’ai lu un article très intéressant sur Martine Aubry », raconte-t-elle. Elle aurait bien aimé dire à monsieur Depardieu combien elle le trouve « formidable »… Mais à peine l’assistant eut-il crié « coupé » que « Gégé » disparaissait à nouveau dans sa loge.

Source: SUD OUEST

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