La crise économique est sensible dans tous les secteurs d’activités. Les maisons de retraite n’échappent pas aux restrictions budgétaires qu’elle provoque.

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La crise économique est sensible dans tous les secteurs d’activités. Les maisons de retraite n’échappent pas aux restrictions budgétaires qu’elle provoque. Pour des établissements de service aux personnes, où la présence des soignants et le relationnel occupent une place prépondérante, ces restrictions ont pour corollaires inévitables des compressions de personnel. Ce qui entraîne forcément une dégradation, sinon des soins proprement dits, au moins celle des conditions d’accueil.
Pour échapper à ce cercle infernal, les directeurs des maisons de retraite locales, Mme Dedourge, pour Silhol, et M. Rey, pour la maison de secours, ont utilisé la même démarche, visant à accroître la qualité de leurs établissements respectifs.
D’une part, en choisissant la tarification globale, ils prennent en charge la gestion des honoraires médicaux, paramédicaux (infirmières, kiné…) et des frais de laboratoires d’analyses, ce qui leur procure plus de ressources. Et, surtout, ils mettent à profit la préparation de la convention tripartite 2e génération.
En plus du GMP qui mesure le degré de dépendance moyen des résidents, un dispositif nouveau, le Pathos, met en place une grille d’évaluation détaillée des actes qui leurs sont nécessaires. Des exercices d’évaluation précis, longs, méticuleux, fastidieux, pointus, ont mobilisé l’ensemble des personnels. Avec des résultats satisfaisants, puisque Silhol se voit octroyer 148,75 points.
La lourdeur des pathologies explique l’évaluation, en cours de validation, encore plus élevée de la maison de secours. Elle n’en est pas moins un exploit dû au travail monumental des équipes.
La fin d’année est donc joyeuse dans les deux établissements, assurés, grâce à cette reconnaissance, de conserver leurs effectifs, mais aussi de pouvoir les renforcer, conformément à la réalité de leurs besoins.
Source: Midi Libre
