Des centaines de curieux sont restés devant le site de la maison de retraite pour tenter d’apercevoir l’étendue du sinistre sur le trottoir.

Sous la pluie intermittente, de minces coulées de terre étaient encore perceptibles, hier matin, sur l’aplomb de la berge qui s’est effondrée, dans la soirée de mercredi, juste devant l’entrée principale de la maison de retraite Saint-Cécile de Bessières (nos éditions précédentes). Cependant, aucune chute importante d’érosion n’a été enregistrée au cours du week-end. Seuls signes d’inquiétude : des fissures sur le macadam du boulevard du Tarn au bord du vide de 25 mètres, qui sépare la rivière du vieux bourg de Bessières.
Le périmètre de Sainte-Cécile a été neutralisé afin d’éviter toute circulation, même pédestre.
Depuis quatre jours, le trou béant devant la maison de retraite Sainte-Cécile est scruté par de nombreux badauds. Hier matin, lors de la foire hebdomadaire, les curieux étaient encore là, boulevard du Tarn pour tenter d’apercevoir l’étendue du sinistre.
Le site de la maison de retraite a été sécurisé, le boulevard fermé à toute circulation par des barrières métalliques. Le 24 décembre, la police municipale avait dû intervenir auprès de badauds circulant trop près du parapet affaissé.
Quant aux familles des 43 résidents, elles ont pu, hier, se rendre compte de l’état d’urgence, décrété, mercredi soir. « Nous avons été avertis sur l’heure » indique cette Tarnaise dont la maman, 88 ans, est pensionnaire à Sainte-Cécile depuis six ans. « Elle est très bien, ici. Figurez-vous que nous l’avons placé à Bessières après l’incendie de la maison de retraite de Lavaur où elle se trouvait. Décidément. »
Source: La Dépêche
