Mende. AlzheimerL’Ephad du Réjal d’Ispagnac récompensé.

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Un mois déjà que la maison de retraite le Réjal a été primée pour son accueil de malades atteints d’Alzheimer par la fondation Médéric-Alzheimer. L’Espérou, l’unite Alzheimer de l’Ephad a donc reçu la mention spéciale des mains de la directrice de la fondation, Michèle Frémontier. Porté depuis trois ans par les acteurs du secteur médico-social, le prix de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) Lieux de vie collectifs & autonomie accompagne les plans nationaux de créations de places d’hébergement médico-social dans une démarche de qualité de vie des résidents. Une juste récompense pour la direction de l’établissement et son personnel, très motivés mais aussi pour tous les élus qui ont cru au projet et apporté une aide financière. Un très bon point pour la Lozère, petit département qui démontre qu’il sait accorder une place à ses personnes âgées avec un accueil de qualité.
Ce mardi 22 juin, Michèle Frémontier, en visite au Réjal, a confirmé les raisons du choix du jury. Kévin Charras, psychologue, responsable de programmes d’interventions psychosociales, lui aussi venu de Paris, découvrait avec elle l’unité Alzheimer. Son travail, sa recherche : aller vers un mieux vivre des malades. L’idéal pour lui étant de reproduire, autant que faire se peut, un cadre domestique avec même un personnel en civil, sans blouse. « Une initiative déjà prévue », a précisé la la directrice Dominique Gabeloux. Il est particulièrement intéressé par les ruptures dans les couloirs, la multiplicité des couleurs, la diversité du mobilier, la variation dans les largeurs et hauteurs, tout pour aider le pensionnaire à se repérer aisément. Appareil photo en main, il s’informe pour aller vers des pistes à suivre ou à perfectionner, « pour que les malades se sentent à l’aise dans un environnement qu’ils maîtrisent ». Michèle Frémontier et Kévin Charras ont été sensibles à la diversité des lieux qui ont une vraie identité. Là, une chambre en coin plutôt curieuse, ici, un jardin où M. Dozet retrouve son ancienne passion, là-bas, la cuisine accessible à tous avec réfrigérateur, au bout, une terrasse avec beaucoup de fleurs… Tout a une explication, une raison.
Les résidants sont là, les uns occupés par l’atelier de musicothérapie, d’autres dans le petit salon ou à la cuisine, la plupart intéressés par ces visiteurs. « Quelque chose qui ne trompe pas, affirme Michèle Frémontier, le contact entre la direction et les pensionnaires, connus par leur nom et prénom, par leur vie, leur parcours, leurs anecdotes ». Quand on demande la synthèse de cette visite ? L’un des participants l’a donnée : « Si la maladie d’Alzheimer est un cruel problème de société, sa prise en compte par des établissements comme le Réjal, le soutien de la collectivité, du département, l’encouragement de la fondation Médéric ne peuvent que donner de l’espoir en l’avenir ».
Source: Midi Libre






