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La maison de retraite ouvre ses portes à un sans-abri

Les responsables de la maison de retraite L’Ensoledo ont signé un partenariat avec l’association des Amis de Jéricho pour loger bénévolement un sans-abri jusqu’au 31 mars. Un exemple de solidarité à suivre.


Photo : Ambre Mingaz

Dépasser ses préjugés et venir en aide à ceux qui en ont besoin, même le temps d’un hiver. C’est un peu le message que Didier Mettling, André Seiler et Némo Kathapermann, dirigeants associés de la maison de retraite L’Ensoledo (1) à Toulon, ont souhaité faire passer à travers leur démarche.

Depuis le 27 décembre, leur établissement a mis une chambre libre à disposition d’un sans-abri. Ils espèrent que d’autres établissements suivront cet exemple.
« Avec la période hivernale, il faisait froid, on avait une chambre disponible, alors, en accord bien sûr avec les pensionnaires de la maison de retraite et le personnel, nous avons contacté l’association Jéricho pour en faire profiter quelqu’un », explique Didier Mettling.

« Si ça pouvait faire boule de neige… »

L’heureux nouveau pensionnaire est un homme d’une cinquantaine d’années qui travaille bénévolement pour les Amis de Jéricho dans l’attente de retrouver un emploi, et qui s’était trouvé sans domicile à la suite de problèmes familiaux.
« Ce n’est pas quelqu’un de désocialisé. Il a seulement connu un accident de la vie qui l’a conduit dans la rue. Ça peut arriver à tout le monde, confie André Seiler. En tout cas, ça se passe très bien. Nous avons signé une convention de partenariat avec Jéricho jusqu’au 31 mars. »
D’ici là, ce sans-abri n’aura plus à se chercher un toit où dormir. Et la maison de retraite envisage déjà de renouveler l’expérience l’hiver prochain en lançant en appel aux bonnes volontés.
« Si ça pouvait faire boule de neige… Que d’autres structures qui disposent comme nous de lits libres en fassent profiter », suggère Didier Mettling.
À l’association des Amis de Jéricho qui vient en aide aux sans-abri, son directeur Karim Bouzar s’est dit agréablement surpris.

« Il faut toujours un pionnier »

« C’est très rare. On prospecte beaucoup dans le cadre de la veille sociale pour trouver des solutions de logement et nous sommes souvent confrontés à des réticences liées à la méconnaissance, car notre population est très variée. Nous n’avons pas que des clochards et des alcooliques, mais beaucoup de gens en précarité à la suite d’accidents de parcours. Actuellement, nous avons ainsi une dame qui possédait un salon de coiffure et qui a perdu ses droits à la suite d’une maladie. Elle se retrouve à l’accueil de jour aujourd’hui. » Et de saluer l’initiative de la maison de retraite: « Il faut toujours un pionnier. »

Pour la majorité des sans-abri, il suffit parfois d’un toit pour se reconstruire, trouver un emploi et repartir. La maison de retraite L’Ensoledo a ainsi choisi de tendre la main à l’un d’eux…

Source: VarMatin

Un commentaire sur “La maison de retraite ouvre ses portes à un sans-abri”

  1. rumeaux dit :

    OK ! abriter une personne démunie, c’est bien, à condition de ne pas la laisser dans l’oisiveté, la gratuité. Je suis aide-soignante en psychiatrie, j’ai travaillé qq mois en epsm : établissement public de santé mentale (rien à voir avec les cliniques privées psy ! ) et je peux vous dire que, ces services d’accueil de personnes dites « perturbées », sont pour la plupart des formes maquillées de « refuge » de personnes vivant ds la précarité voire à même la rue !. D’ailleurs, « les patients » arrivent souvent avec leurs uniques vêtements sur le dos et avec leur Rmi, ils achètent « les clopes ». Alors bien sûr, il y a le psy qui les diagnostique « dépressifs » « instables » ou « dépendants à telle ou telle substance » et le tour est joué… Seulement, une fois qu’ils sont là, ils n’en bougent plus, et c’est le petit contribuable qui paie via le conseil régional, la ddass, la sécu ect… Ces « démunis » ( de courage ?) on les voit bien se lever juste pour prendre le petit-déj, leurs « médocs » et s’il y avait l’apéro, croyez bien qu’ils ne se gêneraient pas ! mais demandez-leur seulement de débarrasser leur table ou de faire leur lit..un sur cinq le fera de bon coeur, un autre à contre-coeur, et les 3 restants sont déjà partis..fumer ou en sieste.!! Sincèrement, je pense qu’aujourd’hui, le mieux serait quand même de les aider à se réinsérer dans la partie TRAVAIL de leur histoire et de leur passé ! La gratuité facile mène à l’inertie, qui mène elle-même au vice. on perd l’estime de soi et c’est vite la descente aux enfers .. Justement, un sans-abri de 50 ans, a certainement encore un bonne résistance physique.. : alors, votre « sdf », faites-lui donc nettoyer les couloirs avec les a.s.h., porter les brancards avec l’ambulancier, changer les draps de p.agées : vous verrez si il (ou elle) mérite qu’on l’aide..Parce que, à ce train-là, si en plus on en veut à Sarko de mettre les « roms » dehors, il faudra bientôt construire des ehpad rien que pour les sans-abris ! et en 2020, nos enfants ne pourront plus jamais lire le mot « retraite » dans leur dictionnaire… Amie d’une directrice d’un pôle-emploi, je peux vous assurer que du boulot, il y en a bcp dans certaines régions ( Hte Savoie, Paris, le midi ect..) il faut de la volonté, du culot, et, parfois, sacrifier son confort et sa famille .Tout çà, ne suffit pourtant pas : il reste, en France, le problème du logement pour ceux qui acceptent de bosser loin de leur famille et leur région d’origine !! Parce que, pour l’instant, c’est bien nos dirigeants qui les fabriquent, les  » Sans-Abris » …

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