Les maisons de retraite du Maine-et-Loire offrent une bonne qualité de vie à ses résidents. Bernadette Malabeux et Léonie Isambert témoignent.

Léonie Isambert, 86 ans et Bernadette Malabeux, 85 ans.
« Ma hantise, c’était d’être hospitalisé en urgence et qu’ensuite on me place dans une maison de retraite à l’autre bout du département sans que je puisse choisir »
À ma droite, Bernadette Malabeux a emménagé il y a deux mois et demi à la maison de retraite Les couleurs du temps à Villevêque. Et c’était sa décision. « Ma hantise, c’était d’être hospitalisé en urgence et qu’ensuite on me place dans une maison de retraite à l’autre bout du département sans que je puisse choisir », explique Bernadette Malabeux qui a vendu son grand appartement, quartier de la Gare à Angers.
À ma gauche, Léonie Isambert. Elle n’a pas vraiment choisi. Parisienne, c’est sa fille, installée à Soucelles, qui l’a fait venir à Villevêque il y a deux ans. « Au début je ne voulais pas quitter Paris, mais je ne pouvais pas rester seule. Puis, quand j’ai visité la maison de retraite, j’ai changé d’avis », se souvient-elle.
Mais pour toutes les deux, l’emménagement s’est fait après un délai d’attente. « J’ai déposé mon dossier en juin et la maison de retraite m’a appelée en décembre », indique Bernadette Malabeux qui a emménagé début janvier. Heureusement, leurs demandes n’étaient pas urgentes. Elles ont toutes les deux l’esprit alerte et sont relativement mobiles.
L’esprit toujours en éveil
Dans sa chambre, Léonie, un livre sur les oiseaux dans les mains, observe les gourmands sur la mangeoire à oiseaux installée devant sa fenêtre. Elle y dépose régulièrement des graines. « J’aime bien les regarder manger. Parfois ils se chamaillent », commente l’ancienne parisienne en riant d’un air malicieux en attendant sa fille qui lui rend visite cet après-midi. Bernadette Malabeux est plus réservée.
Elle prend le temps de se recréer ses petites habitudes dans ce nouveau lieu. Cette ancienne employée de banque n’a pas le temps de s’ennuyer entre les activités proposées par l’établissement, les parties de belote avec les autres résidents et la lecture.
Les visites de sa famille sont aussi plus fréquentes. « Depuis que je suis ici, je vois encore plus mes petits-enfants, se réjouit l’Angevine. Ils savent très bien où sont les jouets dans la salle commune. »
Léonie aussi apprécie de voir régulièrement ses petits-enfants et de les prendre en photo avec son appareil numérique. Posé sur sa commode, l’album photo est toujours à porté de mains. Elle, qui était au départ réticente à l’idée de quitter la capitale, admet finalement vivre très heureuse à Villevêque. « Mais je n’ai pas vu sur la tour Eiffel ! »
Source: Ouest France
