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Archive pour août 2014

La dépendance des âgés, en question

jeudi 28 août 2014

 Senior woman with caregiver at home.A travers une étude pointue, l’association Ufc-Que Choisir, dressait il y a quelques temps, un état des lieux du coût de la dépendance des personnes âgées:

 

« La durée moyenne d’un épisode de dépendance est de 4 ans. A partir des estimations de coût mensuel à la charge des familles, on peut évaluer le coût total moyen de la prise en charge d’une personne dépendante à 67 000 € à domicile, et entre 106 000 € et 140 000 € en EHPAD. »

Le rapport estime que: « Les personnes dépendantes sont confrontées à des frais très conséquents de prise en charge, à domicile comme en établissement. « 

Et cela malgré les différentes aides sociales telles que l’APA, l’Aide au logement, l’Aide Sociale à l’hébergement, les déductions fiscales

« Selon des études récentes, la participation mensuelle directe des personnes dépendantes s’élève en moyenne à 2200 euros en établissement en zone rurale et à 2900 € en zone urbaine. A domicile, il est évalué à 1400 €. »

Tandis que la retraite moyenne se situe en France à environ 1200 euros mensuels.

Ainsi, pour répondre aux besoins croissants de la part des familles d’une prise en charge médicale et sociale de qualité pour leur proche, la solution préconisée par l’UFC-Que Choisir, serait, entre autres, d’instaurer « un bouclier dépendance » en fonction du degré et du nombre d’années passées en état de dépendance.

Une mesure qui passe par la réforme tant attendue et promise par le gouvernement, et qui ne peut peser sur la seule solution de l’assurance dépendance privée longtemps évoquée.

Garantir à nos aînés le droit de vieillir dans la dignité, en s’appuyant de manière équilibrée sur la solidarité familiale et nationale, constitue un des grands défis de cette réforme de la dépendance.

L’entrée en établissement : un besoin ou un choix?

vendredi 22 août 2014

Senior man with catQuand le maintien à domicile n’est plus possible, dans l’intérêt de la personne âgée avant tout. Pour assurer son bien-être et sa sécurité, l’entrée en maison de retraite devient un besoin.

Actuellement, environ 600 000 personnes âgées en perte d’autonomie sont hébergées dans plus de 10 300 structures spécialisées (Maisons de retraite, EHPA, EHPAD) réparties sur tout le territoire français.
Encore beaucoup trop cher pour un grand nombre de familles modestes, l’accès aux maisons de retraite devrait pouvoir s’élargir prochainement, conformément aux engagements gouvernementaux prévus dans le cadre de la loi sur le financement de l’autonomie, annoncée pour fin 2013, puis début 2014.
Car ce qui pose problème, comme chacun sait, c’est le décalage entre le coût mensuel d’une place en maison de retraite, évalué en moyenne à 1800 euros et le montant des retraites estimé à 1200 euros mensuels, en moyenne.
Et cela, alors qu’un lit d’hôpital coûte 10 à 20 fois plus cher, mais ce prix est payé par la collectivité tandis que 60% du prix de fonctionnement de la maison de retraite doit être supporté par le résident et sa famille.
Plus que chère, une place en établissement est surtout mal remboursée.

L’augmentation de l’APA, des aides au logement, et une plus grande accessibilité de l’Aide sociale à l’hébergement devraient permettre de réduire ce fossé.

La maison de retraite est aussi un lieu de vie, de lien social, riche en animations et en activités thérapeutiques en tous genres. Les grands groupes le savent bien et investissent des sommes colossales : un lit coûterait environ 120 000 euros et il faudrait environ 30 ans pour le rentabiliser. Pour autant, ces entreprises sont florissantes.
Avec un taux d’occupation à 95%, un chiffre d’affaire en augmentation de 15% cette année, les grands groupes tels que, Orpéa, Korian*, et Médica se portent fort bien, sont déjà côtés en bourse tandis que Domus Vi et Dolcéa feront leur entrée commune sur les marchés boursiers l’an prochain. Ce sont de grands pourvoyeurs d’emplois partout où ils sont implantés, dispensateurs de services rendus aux personnes âgées et à leurs familles.

Animateur en Ehpad, une vocation?

mercredi 20 août 2014

images (2)Il semblerait bien que oui ! En tout cas, c’est vrai pour Thomas Vidal, animateur pour personnes âgées en maison de retraite. Tout juste âgé de 25 ans, Thomas a choisi de devenir animateur en maison de retraite. Il exerce aujourd’hui son métier à la résidence «la Houlette».

Son travail avec les personnes âgées : une passion!

«Je fais ce travail avec plaisir et passion car il faut dynamiser les personnes âgés qui sont souvent désorientées le matin, après les activités elle vont beaucoup mieux. Ma récompense et ma satisfaction sont de voir le sourire qui épanouit leur visage lorsque je vais à leur rencontre. Donner du bonheur aux autres c’est en donner à soi-même» déclare ce sympathique jeune homme.

Maintenir les personnes âgées en autonomie

C’est là tout le but des animations en maison de retraite. Bien plus que de simples distractions, les animations en maison de retraite sont des exercices destinés à travailler les capacités cognitives et physiques des personnes âgées. Cours de peinture, atelier mémoire, chant ou gymnastique douce, toutes les activités ont le même but, garder les personnes âgées en situation d’autonomie et surtout en relation avec la réalité. La création de liens sociaux est également un des buts recherchés.

Organiser des sorties pour rester en relation avec le monde extérieur

C’est également un des buts du programme d’animation dirigé par Thomas Vidal. comme il le dit lui même : «Il est très important de ne pas couper les résidents du monde extérieur et dans ce but, j’organise des promenades dans le jardin, dans le quartier et aussi des sorties en mini-bus à la forêt de Bouconne ou sur l’esplanade» .

La Silver Economie en maison de retraite

jeudi 14 août 2014

Green RobotPlus d’un an après le lancement de la filière Silver Economy le 24 Avril 2013 par Arnaud Montebourg et Michèle Delaunay où en est-on ? Quelles sont les avancées effectives dans ce secteur si prometteur, fort d’un potentiel de 300 000 emplois d’ici 2020?

Que représente la Silver Economie ? 

La Silver Economie est une filière industrielle et économique destinée aux seniors, soit un marché de 16 millions de personnes âgées de plus de 60 ans en France, et 900 millions à travers le monde.
La Silver économie regroupe toutes les entreprises agissant pour et/ou avec les personnes âgées.
La Silver Economie englobe toutes les nouvelles technologies au service des seniors : Domotique, avec notamment la téléassistance permettant la sécurisation du domicile et la prévention des chutes qui sont des sources de grabatisation, robotique pour l’autonomie etc…
La Silver économie touche tous les secteurs : l’habitat, la communication, le transport, la sécurité, les services dont les services à la personne, la distribution, les loisirs, la santé, le travail, mais également le secteur des mutuelles, les instituts de prévoyance et les assureurs.
La Silver économie génère aujourd’hui un chiffre d’affaires évalué à un peu plus de 16 milliards d’euros et 90.000 emplois.

Quels sont les enjeux de la Silver Economie ?

Prolonger l’autonomie des seniors le plus longtemps possible puis accompagner leur dépendance.
Selon une enquête du Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de vie (CREDOC) de 2010, les seniors assureront une majorité des dépenses (54%) sur les différents marchés à compter de 2015 : 64% pour la santé en 2015, 60% pour l’alimentation, 58% l’équipement, 57% les loisirs, 56% des dépenses d’assurance…
D’après cette étude, ce sont les seniors qui déterminent une large majorité de la consommation française : « Les baby-boomers disposent généralement d’un pouvoir d’achat et d’une épargne qui dégagent un marché potentiel pour tous les secteurs de l’économie liée à l’âge : bien-être, adaptation et sécurisation du domicile, transports, loisirs, santé, équipements… »
(Sources : Dossier de presse du ministère du redressement productif et ministère des affaires sociales 2013)

Par ailleurs, la DARES estime que la Silver Economie peut entraîner 300 000 créations d’emplois, en dehors des remplacements de départs en retraite, d’ici 2020. La Silver Economie va accroître le PIB de 2 à 3 points (en fonction des secteurs intégrés) à l’horizon 2020. La Silver économie représente une opportunité démographique unique avec 3 générations de 55 ans et plus ainsi que des relais de croissance possibles à court terme.
L’Europe représente la plus importante SilverEco Zone.En France, la Silver Economie se chiffre à 92 milliards d’euros en 2013, et 120 milliards d’euros prévus pour 2020.
(Sources : Senior Strategic)

A suivre…

Toutes les mesures de protection juridique pour personnes âgées

mardi 12 août 2014

Portrait of a happy senior man smilingIl existe plusieurs mesures de protection juridique permettant de protéger une personne âgée dépendante. En voici un petit résumé:

Le mandat de protection future :

Une des grandes nouveautés de la loi sur la réforme des tutelles. Il est désormais possible, pour un majeur, de prévoir à l’avance qui s’occupera de ses intérêts et de désigner la personne chargée de la gestion de ses biens lorsqu’il ne sera plus capable de le faire. Particulièrement utile notamment en début d’Alzheimer, cette mesure permet de prévoir en toute lucidité à qui accorder sa confiance.

La sauvegarde de justice :

C’est une mesure de protection immédiate mais souple et temporaire, maximum un an, ordonnée par le juge des tutelles et qui permet de protéger sans délai une personne déficiente, dont les facultés personnelles sont altérées et qui ne peut donc pourvoir seule à ses intérêts. Il s’agit d’un régime de protection provisoire.

La curatelle :

Il s’agit d’un régime d’assistance. C’est une mesure de protection juridique légère. Elle porte sur l’article 508 du code civil « lorsqu’un majeur pour l’une des causes prévues à l’article 490 (voir plus haut) sans être hors d’état d’agir lui-même, a besoin d’être conseillé ou contrôlé dans les actes de la vie civile, il peut être placé sous un régime de curatelle. » Ainsi, le curateur assiste le majeur mais ne décide pas à sa place.

La tutelle :

Il s’agit d’un régime de représentation. «Une tutelle est ouverte quand un majeur, pour l’une des causes prévues à l’article 490 (voir plus haut) a besoin d’être représenté d’une manière continue dans les actes de la vie civile. » C’est la mesure de protection juridique la plus forte. Elle s’applique aux personnes majeures dont les facultés mentales ou corporelles sont affectées de manière importante. Seul le tuteur est habilité à gérer le patrimoine du majeur protégé, sous contrôle du juge des tutelles. Il se trouve ainsi complètement déchargé de la gestion de ses biens.

Tout savoir sur l’aide à domicile après hospitalisation, L’ARDH

jeudi 7 août 2014

Seniorin im Rollstuhl mit Betreuerin

 

Souvent affaiblie par une hospitalisation, la personne âgée a besoin d’une véritable assistance, une fois de retour à son domicile, pour les gestes quotidiens : toilette, repas, ménage, déplacements.
Ainsi, l’ARDH est une aide ponctuelle allouée par certaines caisses d’assurances retraite pour pallier à ces besoins spécifiques.

L’ARDH permet de faciliter le retour à domicile après un passage en établissement de santé, pour les personnes âgées de plus de 55 ans, relevant du régime de retraite général. Cette prestation est ponctuelle, limitée à 3 mois. Elle comprend : l’aide à domicile, les transports, l’entretien du logement, les courses, la préparation ou le portage des repas, la téléalarme ainsi que de petits travaux d’adaptation du logement pouvant prévenir la perte d’autonomie.

 

L’ARDH : POUR QUI ?
• Pour les personnes âgées bénéficiant d’une retraite du régime général. Il existe cependant des aides équivalentes pour les personnes âgées appartenant à un autre régime de retraite.
• Pour les personnes âgées ayant besoin d’une aide pour les repas, pour l’entretien du domicile, pour des travaux d’aménagement de la maison en fonction de leur handicap.

L’ARDH : COMBIEN ?
Le plan d’aide personnalisé mis en place pour l’ARDH est plafonné à 1800 euros. Il comprend la participation financière de la caisse régionale ainsi que la participation du bénéficiaire. Elle varie en fonction des revenus, allant de 10 à 73%.

L’ARDH : COMMENT L’OBTENIR ?
• Pour bénéficier de l’ARDH, les retraités doivent en faire la demande auprès de leur caisse de retraite, ou lors d’une hospitalisation auprès des services sociaux de l’hôpital.
• L’aide est attribuée après une évaluation des besoins, lors d’une visite au domicile de la personne âgée.
• L’ARDH est une aide ponctuelle et momentanée, sa durée est de 3 mois seulement. Toutefois, si la personne âgée n’a pas retrouvé son autonomie au terme de ces 3 mois, elle peut bénéficier d’un plan d’aide personnalisé, et être évaluée selon la grille AGGIR, pour prétendre à l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA).