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Archive pour février 2009

On peut être miss maison de retraite: la preuve!

Jeudi 26 février 2009

Aux anges ! La nouvelle miss Hermitage, Mme Benoist (à gauche), et ses deux dauphines Mme Bensoussan (au centre), Mme Cesson (à droite) savourent leur victoire.

Joie de vivre à la maison de retraite de l’Hermitage, Marie-Marcelle Benoist a remporté les suffrages élisant la plus élégante des résidentes. Elles glissent sur le tapis rouge avec aisance. Le port altier, souriantes, elles ont entre 67 et 90 ans et s’aventurent à devenir miss. Depuis 2005, l’association Araive, qui regroupe 22 maisons de retraite, organise tous les deux ans l’élection de la plus élégante résidente.

Mardi, la maison de retraite de l’Hermitage, rue Léo-Lagrange, a ainsi choisi sa miss entre treize candidates. Un mois de préparation et des choix cornéliens entre la tenue, le maquillage, la coiffure, et le morceau musical pour le défilé. Mais le « jour J », c’est la consécration. Devant les résidants, leurs familles, le personnel, et le jury, les dames apparaissent lumineuses.

Un chapeau qui en rappelle un autre

Elles sont toutes délicieuses. Ici, on ne copie pas une élection de miss à peine sortie de l’adolescence, même si on a droit à quelques clins d’oeil, comme le chapeau de l’animatrice Geneviève Gamel rappelant bizarrement le couvre-chef d’un homonyme. On laisse la place à l’élégance, à la beauté des rides d’une vie déjà bien remplie.

« Rien n’est jamais grotesque, on ne fait pas dans la dérision », précise le directeur de l’établissement Georges Bacquet. « L’animation respecte la personne, sa dignité. Souvent, les personnes âgées ressentent une perte d’estime de soi, en se disant que ce n’est pas la peine. Là au contraire, elle se dépasse lors d’un moment de convivialité et de joie partagées. »

Après leur passage devant le public, un peu de repos et un goûter, avant la proclamation des résultats du jury. On sent la tension monter, une certaine fébrilité traverse les candidates qui pourtant en ont vu d’autres. De son côté, le personnel est aux aguets : « Il va y avoir des pleurs », croit savoir une soignante.

Mais le jury la joue fine en intronisant cinq gagnantes et en rappelant, par la voix de la « maîtresse de maison », Chantal Carlier, « que le jury a été subjugué par les efforts effectués et que les résultats se tiennent dans un mouchoir de poche. »

Les noms s’égrènent : « 5e ex æquo Paule Espy et Anne-Marie Gehenges ; 4e Paulette Michaud ; deuxième dauphine Yvonne Bensoussan et première dauphine Christiane Cesson. Et la miss 2009 est… Marie-Marcelle Benoist ». Quelques déceptions, mais pas de pleurs, chacun a eu droit à une attention particulière et un très beau bouquet de fleurs. Les deux dauphines et la miss ont, elles, été décorées d’une écharpe en satin blanc dans la pure tradition. Et d’un diadème, qui a fait dire à un membre du jury, bien connu dans l’établissement pour sa verve et sa joie de vivre, M. Pillevesse : « La couronne, ce n’est pas de la rigolade ! » Rires !

Y’a même la télé !

Et comme dans toutes les élections de ce genre, après les prix, et les félicitations, place aux médias, Var-matin et France 3. « Je ne suis pas habituée, je suis bien embarrassée », s’excuse la miss Hermitage 2009, qui participera le 24 mars à la grande élection finale regroupant les candidates des autres établissements.

Le soleil traverse les baies vitrées et envahit la grande salle à manger transformée en salle de gala. Un dernier passage de toutes les candidates sous les applaudissements. Sur le tapis rouge, le spectacle est attendrissant, beau. Dans la chaude lumière, les visages de ces dames laissent rêveur. Ils sont rayonnants.

Source: Varmatin

Décoration: mosaïque en maison de retraite

Mercredi 25 février 2009

Muriel Buzy guide ses apprenties dans leurs réalisations.

En plus de réaliser des décors personnalisés, l’artiste travaille dans des écoles, des instituts médico-éducatifs et en maison de retraite.
Muriel Buzy est mosaïste depuis 10 ans, elle partage sa passion au sein de son atelier-boutique Côté Mosaïque à Orléans.

Qui n’a jamais rêvé d’un intérieur personnalisé, d’une cuisine ou d’une salle de bain originale ? Muriel Buzy peut réaliser ce rêve en créant pour chacun un décor personnalisé, en adéquation avec l’intérieur d’une maison et avec l’esprit de son propriétaire. Elle tient, avec son mari Olivier, un atelier-boutique Côté Mosaïque, installé boulevard de Châteaudun depuis 5 ans.

Il n’y a pas de catalogue, ce qui garantit une mosaïque originale à chaque client. Spécialisée dans la mosaïque sur grandes surfaces, Muriel Buzy prend le temps de discuter pour bien comprendre les envies. « Je m’imprègne de l’intérieur des logements de mes clients puis réalise plusieurs croquis que je leur propose. Je laisse le temps aux gens d’imaginer, j’instaure une relation de confiance. » Ses mosaïques se démarquent par leur modernité et par une utilisation de couleurs et de matériaux très variés.

Sa soif de partage l’amène aussi à travailler avec des écoles, des instituts médico-éducatifs (IME), en maison de retraite : « C’est mon côté social », dit-elle. Elle a, par exemple, travaillé avec la classe de petite section de l’école Sainte-Croix, à Orléans : « Nous avons réalisé une fresque d’un mètre vingt sur un mètre cinquante sous le préau de l’école ».

À chacun son projet

Muriel Buzy propose également des cours et des stages tous niveaux pour adultes. Chacun y travaille à son propre projet : une table, un miroir, des idées cadeaux personnalisés, etc. « Elle est sympa, alors on revient », confie Nicole, retraitée depuis peu et habituée des cours de mosaïque, « et puis, ça nous permet de rencontrer d’autres personnes ». Quant à Séverine, cette future maman apprécie les conseils de Muriel : « Elle sait nous orienter dans la bonne direction, on n’est jamais déçu ».

Combien ça coûte ?

Les mosaïques étant toutes sur mesure, il n’existe pas de fourchette de prix : « Tout dépend de la mosaïque, de sa surface, des heures de travail. Je peux m’adapter au budget de mes clients, il suffit de concilier couleurs et matériaux, de faire un motif plus ou moins compliqué. Je peux aussi insérer des parties de mosaïque dans un décor qui existe déjà. Ce n’est pas réservé à une élite ». Concernant les cours, plusieurs formules sont proposées : 38 € le cours de 3 heures, 175 € les cinq cours, 340 € les 10 cours. Muriel Buzy propose également des stages sur un week-end pour 175 € : le prochain se déroulera les 28 et 29 mars. Tout le matériel est fourni (matériaux, supports, colle et joint) et l’outillage est prêté. « Ce peut aussi être une idée de cadeau originale ! » Et pour ceux qui souhaitent s’exercer chez eux, Côté Mosaïque vend tout le matériel nécessaire dans la boutique ou sur son site Internet : www.cotemosaique.com.

Source: larep.com

Comment divertir la maison de retraite?

Lundi 23 février 2009

Les équipes du Môle, de Saint-Georges-de-Didonne et de Pons.

Depuis près de huit ans, le restaurant Buffalo Grill invite des résidents en maison de retraite pour fêter la nouvelle année. Cette tradition permet à une quarantaine de personnes, issues de trois établissements du groupe médical Médica France, de se rencontrer.

Les résidents du Môle d’Angoulins ont accueilli, lundi 16 février, ceux des résidences d’Automne de Saint-Georges-de-Didonne et, pour la première fois, ceux de Marie-d’Albret de Pons, accompagnés de leurs directrices, Tamara Arquoit, Carole Millet et Monique Dérusseau, et de l’équipe de chaque maison. Après le déjeuner, un divertissement pour tous était animé, au Môle, par la fidèle Isabelle Garel.

Quelques nouvelles du Môle : fin janvier, ont été fêtés les 106 ans de Mme Paillat. Le 7 mars, la maison de reraite accueillera la poésie et les Cabochards. La partie rez-de-chaussée du Môle sera réaménagée.

Source:  Sud Ouest

Ouverture de la maison de retraite l’Escale

Jeudi 19 février 2009

 L’association L’Escale, qui est déjà la plus importante structure sociale du Poitou-Charentes, disposera à partir de 2010 de sa propre maison de retraite, en plein centre-ville

L’Escale ouvre ses portes aux personnes âgées

Serge Thomas et Jean-Jacques Vauzelle, devant la future maison de retraite de L’Escale, rue Saint-Louis. (photo dominique jullian)

C’est le hasard de la vie. Parmi les générations de Rochelais qui sont venus au monde à la clinique Gandouet, certains finiront, peut-être, leurs jours dans les mêmes murs.

Achetée en 1986 par l’association L’Escale, l’ancienne clinique d’accouchement du docteur Gandouet ouvrira dans un an un nouveau chapitre de son histoire. Au terme d’un long chantier, le bâtiment accueillera des personnes âgées qui ne disposent que des minima sociaux.

« Nous orientons régulièrement les gens de plus de 60 ans qui sont passés dans nos services vers des maisons de retraite, telles celles du CCAS [Centre communal d'action social] de La Rochelle. Mais il n’est pas facile d’introduire une personne au parcours atypique, voire compliqué, dans une maison classique. C’est pourquoi nous avons voulu tenter l’expérience de créer notre propre maison de retraite », explique Serge Thomas, directeur de L’Escale, la plus grande structure sociale de la région.

Depuis 1986, l’association accueillait dans ce bâtiment de la rue Saint-Louis, dans la zone protégée de la Porte Royale, les femmes seules et les mères avec leurs enfants, qui étaient hébergées auparavant à Villeneuve-les-Salines. Le foyer Louis-Jardonnet – c’était son nom – a rempli sa mission jusqu’au 1er févier, date à laquelle il a fermé ses portes pour cause de travaux.

17 chambres, 19 places

« Le seul écueil qui se posait à nous était l’étroitesse des locaux. Si l’on tient compte des normes obligatoires pour ce type d’établissement, la résidence doit se limiter à 19 places. D’ordinaire, l’État n’autorise pas l’ouverture d’une telle structure à moins de 55 places. Notre dossier a pu passer grâce au fait que nous disposons déjà, au sein de l’association, de tous les services nécessaires : soins, cuisine, ménages, etc. », souligne le directeur.

La future maison de retraite de L’Escale devrait ouvrir ses portes en avril 2010. Elle comportera 17 chambres et pourra accueillir 19 personnes, dont un couple. Chaque chambre sera équipée d’une salle de bain et adaptée aux handicapés. Il y aura une grande salle à manger commune, une salle de repos, une tisanerie, une salle d’activités ludiques et d’un jardin.

« Ce n’est pas un asile. Il n’y a pas de raison pour que ces personnes n’aient pas droit à un accueil digne et confortable », remarque Jean-Jacques Vauzelle, le directeur adjoint de l’association.

1 600 euros par mois

Le chantier, dont le coût s’élève à plus de 1,5 million d’euros, est financé par la Caisse des dépôts et consignations, avec une participation de l’État, de la Communauté d’agglomération et de la DDE. Plus tard, le budget de fonctionnement (environ 650 000 euros par an) sera assuré par le Conseil général et l’État.

Ce nouvel établissement permettra la création d’une dizaine d’emplois d’infirmières, d’aides-soignantes, de surveillants de nuit, etc. Avec une diminution prévisible de son budget de 5 à 10 % en 2009, L’Escale pourrait toutefois « se séparer de trois ou quatre salariés », dixit le directeur.

Le prix d’une place rue Saint-Louis avoisinera les 1 600 euros par mois. Les pensionnaires, aux faibles ressources, bénéficieront des aides financières de l’État et du Conseil général.

« Nous avons déjà des demandes. Mais nous irons d’abord « puiser » dans les structures existantes, comme les maisons relais », annonce Serge Thomas.

Source: SUD OUEST

Courts-métrages visionnés à la maison de retraite

Lundi 16 février 2009

Les web-fictions se consomment au bistrot

Après les troquets rétro et les cafés philo, voilà les bistrots projo. Des bars qui, par désir d’animation culturelle couplé à la volonté d’attirer la clientèle les jours creux, organisent la diffusion sur écran de courts métrages produits hors des circuits traditionnels et de microfictions postées sur Internet.

Le 4 février, au Lou Pascalou, célèbre zinc du quartier parisien de Ménilmontant, l’association Le Film pur, destinée à promouvoir le cinéma indépendant, organisait, comme chaque premier mercredi du mois, « Les courts du Lou ». L’occasion, ce soir-là, de découvrir l’excellent L’Ile aux fleurs, de Jorge Furtado (23 000 visionnages sur Dailymotion), ou le rigolo Carte de voeux, d’Anthony Gandais (déjà vu par 21 000 internautes). Ces séances d’une heure environ rassemblent entre 40 et 70 spectateurs.

D’abord ouverte aux créations des habitants du quartier et à ses petites sociétés de production, la programmation s’est élargie aux courts métrages issus du Web et s’est structurée autour de cartes blanches. Des opus inventifs, critiques, tranchant « avec ce qu’on voit à la télé. Les gens nous envoient leurs films, les soumettent sur notre site ou les déposent au bar », raconte Jean-Christophe Meunier à la tête de Film pur.

Consommer en commun à la Jungle du Net

L’été, l’association tend un écran sur la façade de la maison de retraite pour les clients en terrasse. Diplômé d’une école de cinéma, auteur d’une collection de films d’une minute (www.taistoidonc.com), par ailleurs documentariste au long, François Grandjacques se réjouit de ce genre d’initiatives de proximité. Idem pour David Martin et Marie Opron, étudiants aux Arts déco. « Au moins, ici, ça ne s’adresse pas à des spécialistes ou à et des festivaliers underground. » Réalisé avec des lycéens et l’aide du ministère de l’agriculture, leur court métrage d’animation Accro a bénéficié d’une projection au Lou Pascalou après avoir été repéré sur la page d’accueil de Dailymotion.

Des zincs comme le French K. Wa, dans le 20e arrondissement (projection le 15 février), et Le Café de Paris, rue Oberkampf dans le 11e, proposent régulièrement ce type de soirées gratuites, hors consommation. Le réseau du site www.cineaste.org informe les créateurs des opportunités et le public partage ses impressions autour d’un verre.

« On y consomme en commun la jungle du Net, sous des houlettes subjectives mais sensées. Les retours semblent confirmer que ces soirées répondent à une attente, qu’on y fait des découvertes… Par ailleurs, le système des playlists proposé par Dailymotion est une avancée simple et majeure : chacun chez soi peut réinventer le cinéma sans auteur, la création sans démiurge, la jouissance sans carotte », estime le vidéaste Charly Dupuis qui, avec Ben Choisnard, propose depuis deux ans des films engagés (www.trucadire.com). Le 4 mars, « Les courts du Lou » fêteront leurs trois ans, avec un florilège des meilleurs films.

 

Source: Le Monde

La maison de retraite est toujours malade

Jeudi 12 février 2009

Avec une capacité de 43 lits, l’établissement pourrait basculer dans le secteur associatif. (photo DR)

Le tribunal de commerce de Pau examinait, hier, les difficultés financières de la maison de retraite d’Aramits. Sa décision devrait être connue aujourd’hui. A la lumière d’un passif de plus de 100 000 euros, la juridiction consulaire se dirige, selon toute vraisemblance, vers une liquidation judiciaire. Le maintien de l’activité ne serait pas pour autant compromis.

À l’origine de la procédure collective : un différend entre les responsables des sociétés – la famille Lopez (1) à la tête du funérarium et d’une entreprise d’ambulances à Oloron – qui avaient repris la charge de la maison de retraite en 2001. L’accumulation de loyers impayés n’a notamment pas permis d’assurer l’avenir. Les élus locaux, dont le conseiller général Pierre Casabonne, ne veulent pas entendre parler de fermeture. Ils soutiennent le projet de relais de « Barétous Solidarité », une association créée récemment dans l’objectif de proposer des services en direction des personnes âgées. Si sa candidature de reprise était avalisée, elle ferait basculer l’activité dans le secteur associatif. Les retraités bénéficieraient de prix moins élevés.

Un relais associatif

La maison de retraite d’Aramits est équipée de 43 lits. Un peu plus de la moitié seulement sont occupés. La journée revient à environ 60 euros quand la moyenne départementale est de 43 euros. Pour Pierre Casabonne, c’est une des raisons pour lesquelles un certain nombre d’anciens du pays ont préféré s’expatrier.

« Une trentaine de Barétounais séjournent dans d’autres établissements, entre la vallée d’Aspe, Tardets ou Oloron, où se pratiquent des prix plus attractifs. Je pense qu’il est légitime d’essayer de les faire revenir plus près de chez eux. Dans ces conditions, l’établissement est encore viable. »

L’association disposerait, le cas échéant, du soutien du Conseil général pour garantir l’emprunt nécessaire à une reprise. Le tribunal de commerce doit maintenant arbitrer. Reste la question du personnel dont l’effectif tourne autour d’une vingtaine de personnes. Hier, une poignée d’employées étaient venues soutenir les délégués à l’audience. L’une d’elle expliquait : « Si la maison de retraite ferme, ce sont autant de lits qui sont rayés de la carte. C’est dramatique pour les familles. Quant à notre avenir, il s’écrit en pointillés ».

L’activité de la maison de retraite d’Aramits avait été éclaboussée par « l’affaire Althapé » au milieu des années 1990. Dans la foulée, la reprise par un médecin n’avait pas duré longtemps. L’établissement ne faisait plus parler de lui depuis huit ans. Il se retrouve de nouveau à la croisée des chemins.

(1) Joints hier par téléphone, ils n’ont pas souhaité s’exprimer.

Source: Sud Ouest