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Archive pour février 2009

On peut être miss maison de retraite: la preuve!

Jeudi 26 février 2009

Aux anges ! La nouvelle miss Hermitage, Mme Benoist (à gauche), et ses deux dauphines Mme Bensoussan (au centre), Mme Cesson (à droite) savourent leur victoire.

Joie de vivre à la maison de retraite de l’Hermitage, Marie-Marcelle Benoist a remporté les suffrages élisant la plus élégante des résidentes. Elles glissent sur le tapis rouge avec aisance. Le port altier, souriantes, elles ont entre 67 et 90 ans et s’aventurent à devenir miss. Depuis 2005, l’association Araive, qui regroupe 22 maisons de retraite, organise tous les deux ans l’élection de la plus élégante résidente.

Mardi, la maison de retraite de l’Hermitage, rue Léo-Lagrange, a ainsi choisi sa miss entre treize candidates. Un mois de préparation et des choix cornéliens entre la tenue, le maquillage, la coiffure, et le morceau musical pour le défilé. Mais le « jour J », c’est la consécration. Devant les résidants, leurs familles, le personnel, et le jury, les dames apparaissent lumineuses.

Un chapeau qui en rappelle un autre

Elles sont toutes délicieuses. Ici, on ne copie pas une élection de miss à peine sortie de l’adolescence, même si on a droit à quelques clins d’oeil, comme le chapeau de l’animatrice Geneviève Gamel rappelant bizarrement le couvre-chef d’un homonyme. On laisse la place à l’élégance, à la beauté des rides d’une vie déjà bien remplie.

« Rien n’est jamais grotesque, on ne fait pas dans la dérision », précise le directeur de l’établissement Georges Bacquet. « L’animation respecte la personne, sa dignité. Souvent, les personnes âgées ressentent une perte d’estime de soi, en se disant que ce n’est pas la peine. Là au contraire, elle se dépasse lors d’un moment de convivialité et de joie partagées. »

Après leur passage devant le public, un peu de repos et un goûter, avant la proclamation des résultats du jury. On sent la tension monter, une certaine fébrilité traverse les candidates qui pourtant en ont vu d’autres. De son côté, le personnel est aux aguets : « Il va y avoir des pleurs », croit savoir une soignante.

Mais le jury la joue fine en intronisant cinq gagnantes et en rappelant, par la voix de la « maîtresse de maison », Chantal Carlier, « que le jury a été subjugué par les efforts effectués et que les résultats se tiennent dans un mouchoir de poche. »

Les noms s’égrènent : « 5e ex æquo Paule Espy et Anne-Marie Gehenges ; 4e Paulette Michaud ; deuxième dauphine Yvonne Bensoussan et première dauphine Christiane Cesson. Et la miss 2009 est… Marie-Marcelle Benoist ». Quelques déceptions, mais pas de pleurs, chacun a eu droit à une attention particulière et un très beau bouquet de fleurs. Les deux dauphines et la miss ont, elles, été décorées d’une écharpe en satin blanc dans la pure tradition. Et d’un diadème, qui a fait dire à un membre du jury, bien connu dans l’établissement pour sa verve et sa joie de vivre, M. Pillevesse : « La couronne, ce n’est pas de la rigolade ! » Rires !

Y’a même la télé !

Et comme dans toutes les élections de ce genre, après les prix, et les félicitations, place aux médias, Var-matin et France 3. « Je ne suis pas habituée, je suis bien embarrassée », s’excuse la miss Hermitage 2009, qui participera le 24 mars à la grande élection finale regroupant les candidates des autres établissements.

Le soleil traverse les baies vitrées et envahit la grande salle à manger transformée en salle de gala. Un dernier passage de toutes les candidates sous les applaudissements. Sur le tapis rouge, le spectacle est attendrissant, beau. Dans la chaude lumière, les visages de ces dames laissent rêveur. Ils sont rayonnants.

Source: Varmatin

Décoration: mosaïque en maison de retraite

Mercredi 25 février 2009

Muriel Buzy guide ses apprenties dans leurs réalisations.

En plus de réaliser des décors personnalisés, l’artiste travaille dans des écoles, des instituts médico-éducatifs et en maison de retraite.
Muriel Buzy est mosaïste depuis 10 ans, elle partage sa passion au sein de son atelier-boutique Côté Mosaïque à Orléans.

Qui n’a jamais rêvé d’un intérieur personnalisé, d’une cuisine ou d’une salle de bain originale ? Muriel Buzy peut réaliser ce rêve en créant pour chacun un décor personnalisé, en adéquation avec l’intérieur d’une maison et avec l’esprit de son propriétaire. Elle tient, avec son mari Olivier, un atelier-boutique Côté Mosaïque, installé boulevard de Châteaudun depuis 5 ans.

Il n’y a pas de catalogue, ce qui garantit une mosaïque originale à chaque client. Spécialisée dans la mosaïque sur grandes surfaces, Muriel Buzy prend le temps de discuter pour bien comprendre les envies. « Je m’imprègne de l’intérieur des logements de mes clients puis réalise plusieurs croquis que je leur propose. Je laisse le temps aux gens d’imaginer, j’instaure une relation de confiance. » Ses mosaïques se démarquent par leur modernité et par une utilisation de couleurs et de matériaux très variés.

Sa soif de partage l’amène aussi à travailler avec des écoles, des instituts médico-éducatifs (IME), en maison de retraite : « C’est mon côté social », dit-elle. Elle a, par exemple, travaillé avec la classe de petite section de l’école Sainte-Croix, à Orléans : « Nous avons réalisé une fresque d’un mètre vingt sur un mètre cinquante sous le préau de l’école ».

À chacun son projet

Muriel Buzy propose également des cours et des stages tous niveaux pour adultes. Chacun y travaille à son propre projet : une table, un miroir, des idées cadeaux personnalisés, etc. « Elle est sympa, alors on revient », confie Nicole, retraitée depuis peu et habituée des cours de mosaïque, « et puis, ça nous permet de rencontrer d’autres personnes ». Quant à Séverine, cette future maman apprécie les conseils de Muriel : « Elle sait nous orienter dans la bonne direction, on n’est jamais déçu ».

Combien ça coûte ?

Les mosaïques étant toutes sur mesure, il n’existe pas de fourchette de prix : « Tout dépend de la mosaïque, de sa surface, des heures de travail. Je peux m’adapter au budget de mes clients, il suffit de concilier couleurs et matériaux, de faire un motif plus ou moins compliqué. Je peux aussi insérer des parties de mosaïque dans un décor qui existe déjà. Ce n’est pas réservé à une élite ». Concernant les cours, plusieurs formules sont proposées : 38 € le cours de 3 heures, 175 € les cinq cours, 340 € les 10 cours. Muriel Buzy propose également des stages sur un week-end pour 175 € : le prochain se déroulera les 28 et 29 mars. Tout le matériel est fourni (matériaux, supports, colle et joint) et l’outillage est prêté. « Ce peut aussi être une idée de cadeau originale ! » Et pour ceux qui souhaitent s’exercer chez eux, Côté Mosaïque vend tout le matériel nécessaire dans la boutique ou sur son site Internet : www.cotemosaique.com.

Source: larep.com

Comment divertir la maison de retraite?

Lundi 23 février 2009

Les équipes du Môle, de Saint-Georges-de-Didonne et de Pons.

Depuis près de huit ans, le restaurant Buffalo Grill invite des résidents en maison de retraite pour fêter la nouvelle année. Cette tradition permet à une quarantaine de personnes, issues de trois établissements du groupe médical Médica France, de se rencontrer.

Les résidents du Môle d’Angoulins ont accueilli, lundi 16 février, ceux des résidences d’Automne de Saint-Georges-de-Didonne et, pour la première fois, ceux de Marie-d’Albret de Pons, accompagnés de leurs directrices, Tamara Arquoit, Carole Millet et Monique Dérusseau, et de l’équipe de chaque maison. Après le déjeuner, un divertissement pour tous était animé, au Môle, par la fidèle Isabelle Garel.

Quelques nouvelles du Môle : fin janvier, ont été fêtés les 106 ans de Mme Paillat. Le 7 mars, la maison de reraite accueillera la poésie et les Cabochards. La partie rez-de-chaussée du Môle sera réaménagée.

Source:  Sud Ouest

Ouverture de la maison de retraite l’Escale

Jeudi 19 février 2009

 L’association L’Escale, qui est déjà la plus importante structure sociale du Poitou-Charentes, disposera à partir de 2010 de sa propre maison de retraite, en plein centre-ville

L’Escale ouvre ses portes aux personnes âgées

Serge Thomas et Jean-Jacques Vauzelle, devant la future maison de retraite de L’Escale, rue Saint-Louis. (photo dominique jullian)

C’est le hasard de la vie. Parmi les générations de Rochelais qui sont venus au monde à la clinique Gandouet, certains finiront, peut-être, leurs jours dans les mêmes murs.

Achetée en 1986 par l’association L’Escale, l’ancienne clinique d’accouchement du docteur Gandouet ouvrira dans un an un nouveau chapitre de son histoire. Au terme d’un long chantier, le bâtiment accueillera des personnes âgées qui ne disposent que des minima sociaux.

« Nous orientons régulièrement les gens de plus de 60 ans qui sont passés dans nos services vers des maisons de retraite, telles celles du CCAS [Centre communal d'action social] de La Rochelle. Mais il n’est pas facile d’introduire une personne au parcours atypique, voire compliqué, dans une maison classique. C’est pourquoi nous avons voulu tenter l’expérience de créer notre propre maison de retraite », explique Serge Thomas, directeur de L’Escale, la plus grande structure sociale de la région.

Depuis 1986, l’association accueillait dans ce bâtiment de la rue Saint-Louis, dans la zone protégée de la Porte Royale, les femmes seules et les mères avec leurs enfants, qui étaient hébergées auparavant à Villeneuve-les-Salines. Le foyer Louis-Jardonnet - c’était son nom - a rempli sa mission jusqu’au 1er févier, date à laquelle il a fermé ses portes pour cause de travaux.

17 chambres, 19 places

« Le seul écueil qui se posait à nous était l’étroitesse des locaux. Si l’on tient compte des normes obligatoires pour ce type d’établissement, la résidence doit se limiter à 19 places. D’ordinaire, l’État n’autorise pas l’ouverture d’une telle structure à moins de 55 places. Notre dossier a pu passer grâce au fait que nous disposons déjà, au sein de l’association, de tous les services nécessaires : soins, cuisine, ménages, etc. », souligne le directeur.

La future maison de retraite de L’Escale devrait ouvrir ses portes en avril 2010. Elle comportera 17 chambres et pourra accueillir 19 personnes, dont un couple. Chaque chambre sera équipée d’une salle de bain et adaptée aux handicapés. Il y aura une grande salle à manger commune, une salle de repos, une tisanerie, une salle d’activités ludiques et d’un jardin.

« Ce n’est pas un asile. Il n’y a pas de raison pour que ces personnes n’aient pas droit à un accueil digne et confortable », remarque Jean-Jacques Vauzelle, le directeur adjoint de l’association.

1 600 euros par mois

Le chantier, dont le coût s’élève à plus de 1,5 million d’euros, est financé par la Caisse des dépôts et consignations, avec une participation de l’État, de la Communauté d’agglomération et de la DDE. Plus tard, le budget de fonctionnement (environ 650 000 euros par an) sera assuré par le Conseil général et l’État.

Ce nouvel établissement permettra la création d’une dizaine d’emplois d’infirmières, d’aides-soignantes, de surveillants de nuit, etc. Avec une diminution prévisible de son budget de 5 à 10 % en 2009, L’Escale pourrait toutefois « se séparer de trois ou quatre salariés », dixit le directeur.

Le prix d’une place rue Saint-Louis avoisinera les 1 600 euros par mois. Les pensionnaires, aux faibles ressources, bénéficieront des aides financières de l’État et du Conseil général.

« Nous avons déjà des demandes. Mais nous irons d’abord “puiser” dans les structures existantes, comme les maisons relais », annonce Serge Thomas.

Source: SUD OUEST

Courts-métrages visionnés à la maison de retraite

Lundi 16 février 2009

Les web-fictions se consomment au bistrot

Après les troquets rétro et les cafés philo, voilà les bistrots projo. Des bars qui, par désir d’animation culturelle couplé à la volonté d’attirer la clientèle les jours creux, organisent la diffusion sur écran de courts métrages produits hors des circuits traditionnels et de microfictions postées sur Internet.

Le 4 février, au Lou Pascalou, célèbre zinc du quartier parisien de Ménilmontant, l’association Le Film pur, destinée à promouvoir le cinéma indépendant, organisait, comme chaque premier mercredi du mois, “Les courts du Lou”. L’occasion, ce soir-là, de découvrir l’excellent L’Ile aux fleurs, de Jorge Furtado (23 000 visionnages sur Dailymotion), ou le rigolo Carte de voeux, d’Anthony Gandais (déjà vu par 21 000 internautes). Ces séances d’une heure environ rassemblent entre 40 et 70 spectateurs.

D’abord ouverte aux créations des habitants du quartier et à ses petites sociétés de production, la programmation s’est élargie aux courts métrages issus du Web et s’est structurée autour de cartes blanches. Des opus inventifs, critiques, tranchant “avec ce qu’on voit à la télé. Les gens nous envoient leurs films, les soumettent sur notre site ou les déposent au bar”, raconte Jean-Christophe Meunier à la tête de Film pur.

Consommer en commun à la Jungle du Net

L’été, l’association tend un écran sur la façade de la maison de retraite pour les clients en terrasse. Diplômé d’une école de cinéma, auteur d’une collection de films d’une minute (www.taistoidonc.com), par ailleurs documentariste au long, François Grandjacques se réjouit de ce genre d’initiatives de proximité. Idem pour David Martin et Marie Opron, étudiants aux Arts déco. “Au moins, ici, ça ne s’adresse pas à des spécialistes ou à et des festivaliers underground.” Réalisé avec des lycéens et l’aide du ministère de l’agriculture, leur court métrage d’animation Accro a bénéficié d’une projection au Lou Pascalou après avoir été repéré sur la page d’accueil de Dailymotion.

Des zincs comme le French K. Wa, dans le 20e arrondissement (projection le 15 février), et Le Café de Paris, rue Oberkampf dans le 11e, proposent régulièrement ce type de soirées gratuites, hors consommation. Le réseau du site www.cineaste.org informe les créateurs des opportunités et le public partage ses impressions autour d’un verre.

“On y consomme en commun la jungle du Net, sous des houlettes subjectives mais sensées. Les retours semblent confirmer que ces soirées répondent à une attente, qu’on y fait des découvertes… Par ailleurs, le système des playlists proposé par Dailymotion est une avancée simple et majeure : chacun chez soi peut réinventer le cinéma sans auteur, la création sans démiurge, la jouissance sans carotte”, estime le vidéaste Charly Dupuis qui, avec Ben Choisnard, propose depuis deux ans des films engagés (www.trucadire.com). Le 4 mars, “Les courts du Lou” fêteront leurs trois ans, avec un florilège des meilleurs films.

 

Source: Le Monde

La maison de retraite est toujours malade

Jeudi 12 février 2009

Avec une capacité de 43 lits, l’établissement pourrait basculer dans le secteur associatif. (photo DR)

Le tribunal de commerce de Pau examinait, hier, les difficultés financières de la maison de retraite d’Aramits. Sa décision devrait être connue aujourd’hui. A la lumière d’un passif de plus de 100 000 euros, la juridiction consulaire se dirige, selon toute vraisemblance, vers une liquidation judiciaire. Le maintien de l’activité ne serait pas pour autant compromis.

À l’origine de la procédure collective : un différend entre les responsables des sociétés - la famille Lopez (1) à la tête du funérarium et d’une entreprise d’ambulances à Oloron - qui avaient repris la charge de la maison de retraite en 2001. L’accumulation de loyers impayés n’a notamment pas permis d’assurer l’avenir. Les élus locaux, dont le conseiller général Pierre Casabonne, ne veulent pas entendre parler de fermeture. Ils soutiennent le projet de relais de « Barétous Solidarité », une association créée récemment dans l’objectif de proposer des services en direction des personnes âgées. Si sa candidature de reprise était avalisée, elle ferait basculer l’activité dans le secteur associatif. Les retraités bénéficieraient de prix moins élevés.

Un relais associatif

La maison de retraite d’Aramits est équipée de 43 lits. Un peu plus de la moitié seulement sont occupés. La journée revient à environ 60 euros quand la moyenne départementale est de 43 euros. Pour Pierre Casabonne, c’est une des raisons pour lesquelles un certain nombre d’anciens du pays ont préféré s’expatrier.

« Une trentaine de Barétounais séjournent dans d’autres établissements, entre la vallée d’Aspe, Tardets ou Oloron, où se pratiquent des prix plus attractifs. Je pense qu’il est légitime d’essayer de les faire revenir plus près de chez eux. Dans ces conditions, l’établissement est encore viable. »

L’association disposerait, le cas échéant, du soutien du Conseil général pour garantir l’emprunt nécessaire à une reprise. Le tribunal de commerce doit maintenant arbitrer. Reste la question du personnel dont l’effectif tourne autour d’une vingtaine de personnes. Hier, une poignée d’employées étaient venues soutenir les délégués à l’audience. L’une d’elle expliquait : « Si la maison de retraite ferme, ce sont autant de lits qui sont rayés de la carte. C’est dramatique pour les familles. Quant à notre avenir, il s’écrit en pointillés ».

L’activité de la maison de retraite d’Aramits avait été éclaboussée par « l’affaire Althapé » au milieu des années 1990. Dans la foulée, la reprise par un médecin n’avait pas duré longtemps. L’établissement ne faisait plus parler de lui depuis huit ans. Il se retrouve de nouveau à la croisée des chemins.

(1) Joints hier par téléphone, ils n’ont pas souhaité s’exprimer.

Source: Sud Ouest

La tempête touche une maison de retraite en Vendée

Mercredi 11 février 2009

Tempête : jusqu’à 230 000 foyers privés de courant

À Olonne-sur-Mer, chemin des Barres, un hangar s’est écroulé en emportant des lignes électriques. C’était le cas mardi à 4 h du matin. Hier soir, 31 400 foyers étaient encore dans le noir. C’est en Vendée que le coup de vent a fait le plus de dégâts.
Des vents jusqu’à 141 km/heure. Les rafales ont soufflé jusqu’à 141 km/h à l’Ile-d’Yeu et 126 km/h à La Roche-sur-Yon. Le pont de Saint-Nazaire a été fermé entre 21 h lundi soir et 6 h 20 hier matin. Le pont de Cheviré est resté ouvert.

Encore 31 400 foyers privés d’électricité. Hier, à 20 h, 31 400 foyers étaient encore privés d’électricité dans les Pays de la Loire, dont 22 000 en Vendée, 3 000 dans le Maine-et-Loire, 3 300 en Loire-Atlantique, 2 900 en Sarthe et 200 en Mayenne. L’objectif d’Électricité réseau distribution France (ERDF) est de rétablir le courant dans la quasi-totalité des foyers de la région d’ici jeudi soir. Mardi matin, vers 4 h, au plus fort de la tempête, jusqu’à 230 000 foyers ont été privés d’électricité, dont 124 000 en Vendée, 28 000 en Sarthe, 27 000 en Loire-Atlantique, 21 000 en Maine-et-Loire.

Les pompiers sur le pont. Les pompiers vendéens ont effectué 733 interventions dans 196 communes (dont 318 pour des arbres sur la voie publique). Dans le Maine-et-Loire, il y a eu 230 interventions, en Loire-Atlantique, 143. En Sarthe, près de 250 pompiers ont été engagés dans une centaine de sorties. En Mayenne, ils sont intervenus une trentaine de fois.

Parmi les interventions marquantes en Vendée, vers 1 h 53, à Benet, la toiture d’une maison de retraite menaçant de s’envoler, 12 personnes ont été relogées dans d’autres chambres. À Saint-Jean-de-Beugné, 30 personnes ont été évacuées chez Arrivé (agroalimentaire) à cause d’un bardage détruit.

Des arbres tombés. Un peu partout, le vent a provoqué des chutes d’arbres. La circulation sur la nationale 12 à Ernée (Mayenne) a été interrompue suite à la chute de deux platanes sur la voie. En Vendée, en forêt d’Olonne, la route départementale a été coupée le temps de déblayer arbres et branches. « Une centaine de mètres cubes par massif vendéen sont tombés, évalue Pierre Courtot, le représentant de l’Office national des forêts. Globalement, les arbres ont tenu. Le vent a été régulier. Il n’y a pas eu de coups de fléau comme en décembre 1999. Et là, les sols ne sont pas gorgés d’eau. »

Les bacs de Loire perturbés jusqu’à jeudi. Les forts coefficients (jusqu’à 107 jeudi) conjugués aux vents d’ouest qui renforcent l’effet de marée ont perturbé le fonctionnement des deux bacs de Loire près de Nantes. Le service a été suspendu hier de 6 h à 8 h, mais également le midi et en soirée. Les coefficients de marée augmentant jusqu’à mercredi soir, cette situation devrait se reproduire aujourd’hui et demain.

Source: Ouest-France

Lien social à la maison de retraite

Lundi 9 février 2009

Les enfants établissent des liens étroits avec les personnes âgées, lors de ces rencontres.Photo DDM

Du lien social à Grand Maison

Nous avons assisté à une merveilleuse rencontre poétique, ce lundi 26 janvier à 15 heures, à la maison de retraite de Grand Maison. Cette représentation nous a été présentée par les deux classes de CM1 de Belbèze les Toulouse. Les écoliers ont mis en scène, «Le laboureur et ses enfants» de Jean de la Fontaine, «Matin d’octobre» de François Coppé, «Pourquoi fait-on la guerre ?» de Abdellatif Laâbi, «Le cancre» de Jacques Prévert et «Le renard et le corbeau ou si l’on préfère la (fausse) poire et le (vrai) fromage» de Jean-Luc Moreau pour ne citer qu’eux, et l’équipe de Grand Maison composée par Benjamin «La cigale et la fourmie», Alice «Le héron», Jeanine «Le loup et l’agneau», Michèle «Le chêne et le roseau», René «Océano nox» et Hélène «Le corbeau et le renard» (fables de Jean de la Fontaine) et Jeanne «Après la bataille» de Victor Hugo.

Cet échange plein d’émotions se lisait dans les regards. Après 30 minutes de verve poétique à bâton rompu, un goûter fut servi et ce fut l’occasion pour les enfants de communiquer plus particulièrement avec leur correspondant attitré à Grand Maison. Exercice difficile ou timide pour certains, aisé et débordant de tendresse pour d’autres.

LES LETTRES A…

Ces échanges et rencontres intergénérationnelles sont répétées tout au long de l’année. En effet, les enfants communiquent avec les personnes âgées, par le biais de correspondances , de «lettres à», projet que l’animatrice de la maison de retraite a mis en place avec les institutrices. L’animatrice fait la lecture des lettres des enfants aux personnes âgées et les aide à répondre à leurs correspondants respectifs.

Un objectif de convivialité et de lien social réussi à travers ce projet dans lequel des liens d’amitié ont été tissés , et qui permet de rompre l’isolement des personnes âgées.

 

Source: La Dépêche

Le Tréport : Les travaux de la maison de retraite débutent

Jeudi 5 février 2009

Depuis quelques jours, un chantier très important vient de débuter au Tréport. Il s’agit de celui de la restructuration de la maison de retraite dont on a célébré l’an passé le centenaire de l’inauguration. 7.051.000 euros de travaux, plus de 8 millions avec les frais d’études, les honoraires des architectes, les taxes, c’est un chantier qui va changer fondamentalement l’image et le fonctionnement de la maison de retraite qui va se poursuivre jusqu’au mois de juin 2011.
‘Ces travaux, explique Jean-Pierre Desplanques, directeur de l’établissement, ont pour but de mettre l’établissement aux normes et de créer une unité d’accueil pour personnes désorientées ou atteintes de la maladie d’Alzheimer. 12 places leur seront consacrées.’ Grâce à la restructuration, les 79 chambres restantes seront agrandies, équipées de douches. Jusqu’à présent dans le bâtiment d’hébergement qui date de 1976, les chambres ne font que 16 m2. Elles en feront 20 et les ouvertures seront prévues pour permettre de circuler avec un fauteuil roulant.
Un nouveau bâtiment en L va être construit et l’accent sera mis sur la convivialité, l’ouverture vers l’extérieur avec de larges espaces vitrés. A chaque étage une mini salle de restauration permettra aux personnes les moins mobiles, qui ne peuvent se déplacer jusqu’à la grande salle de continuer à prendre leur repas avec d’autres personnes.
‘Nous devons aussi évoluer en fonction de notre temps. Certaines personnes qui entrent aujourd’hui ont travaillé sur ordinateur, ont déjà surfé sur internet. Ce n’est pas parce qu’une personne entre en maison de retraite qu’elle doit être infantilisée.
Lors d’un séjour d’études au Canada j’ai ainsi pu constater qu’un espace était réservé dans les maisons de retraite aux services bancaires. Ainsi les pensionnaires peuvent-ils continuer à s’occuper de leurs comptes. Pourquoi ne pas imaginer cela et d’autres services dans nos structures.
Une salle sera également réservée aux familles et grâce à deux chambres d’hôtes, des personnes venant de loin pourront passer plus de temps avec leur parent pensionnaire de la maison de retraite.
Tout ce projet a été monté par la direction de l’établissement en étroite relation avec le conseil d’administration, le comité technique d’établissement (pour le personnel), le conseil de vie sociale (pour les résidents et leurs familles). ‘Un analyste-programmeur, Philippe Monnot nous a présenté plusieurs projets et nous en avons choisi un. Ensuite il y a eu un concours d’architecte remporté par En Act Architecture à Eu. Et les travaux ont été confiés à l’entreprise Quille.
La phase la plus délicate a été la recherche de financements. En effet si le projet a pu bénéficier d’une subvention de 1.350.652 euros dans le cadre de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (qui redistribue les dividendes du lundi de Pentecôte travaillé), en revanche la participation de la CRAM est loin de celle espérée (un prêt 101.780 euros). Le département de Seine-Maritime apporte une subvention de 930.250 euros.
Des emprunts auprès de la Caisse des Dépôts et consignations, de différents organismes bancaires et un prêt locatif social permettront de boucler le financement.
Les travaux ont été programmés de telle sorte que les pensionnaires puissent être accueillis sans interruption.
Pendant près de 30 mois, la maison de retraite du Tréport va vivre au rythme des travaux. Ensuite, il restera à trouver un nom à cet établissement qui curieusement n’en a pas. Jean-Pierre Desplanques y travaille puisqu’il a lancé une première consultation auprès des résidents.

 

Source: l’Informateur

Problème de places de long séjour en maison de retraite

Mercredi 4 février 2009

Menace sur les places de long séjour dans les hôpitaux
La réforme en cours de la prise en charge des personnes âgées provoque des remous en Ille-et-Vilaine. Le conseil général et la Maison de la santé de Rennes ont organisé une réunion publique mardi 27 janvier pour alerter l’opinion sur la future fermeture de plus de 1.000 lits de long séjour dans le département breton.

« Injuste » et « inhumanité » sont les mots forts utilisés par le président du conseil général d’Ille-et-Vilaine, Jean-Louis Tourenne (PS) pour qualifier la réforme de la loi de financement de la Sécurité sociale qui prévoit de supprimer d’ici fin 2009 une grande partie des unités de soins de longue durée (USLD) en France. « Cette réforme doit se traduire par la fermeture de 70 % des lits de long séjour hospitalier et leur conversion en lits de maison de retraite médicalisés », dénonce Jean-Louis Tourenne. Et de poursuivre : « Sous prétexte que les personnes âgées hébergées aujourd’hui en Unité de soins de longue durée n’ont pas toutes besoin de soins médicaux techniques importants et ne sont pas en fin de vie, l’Etat a décidé de procéder à cette requalification. Argument avancé : en diminuant le nombre de personnes hébergées en USLD, le ratio d’encadrement de ces dernières pourra être augmenté et les bénéficiaires être l’objet de davantage de soins… »

Un argumentaire fortement contesté par les intervenants. A commencer par le Dr Bernard Pradines*, gériatre au Centre hospitalier d’Albi et initiateur de l’association « SOS Longue Durée ». « Il faut se rendre à l’évidence : quand on regarde les chiffres disponibles aujourd’hui, on constate une nette augmentation des pathologies qui touchent les personnes séjournant en USLD, avance ce praticien hospitalier. 98 % des patients y présentent un GIR (Groupe iso-ressources) de 1 à 4 d’après la grille AGGIR (échelle de mesure de la dépendance, le 1 correspondant aux patients les plus dépendants et le 6 aux plus valides, ndlr). Si l’on regarde l’indicateur du PMP (Pathos moyen pondéré), on voit un chiffre de 222 en 2001 (quand il est de 121 à 137 en maison de retraite) et de 303 en 2006, soit une augmentation des maladies pour ces personnes. »

Encadrement paramédical inexistant la nuit
Enfin, sur la question de l’encadrement, beaucoup de craintes se sont exprimées. « L’encadrement, comme la formation du personnel d’ailleurs, est moindre en Ehpad, constate le Dr Rose-Marie Ragot, gériatre au Centre hospitalier de Belle-Île (Morbihan). En général, il n’y a aucune infirmière présente la nuit en institution. Les médecins qui interviennent en Ehpad ne sont pas forcément formés pour cette population présentant des poly-pathologies… »
Selon l’étude Ehpad de 2003, le taux d’encadrement en soins de longue durée était de 69 équivalent temps plein (ETP) pour 100 patients cette année-là contre 31 à 43 en maison de retraite. « On peut nous dire que le niveau d’encadrement sera uniformisé, mais on est en droit de craindre un nivellement par le bas », s’inquiète le Dr Pradines, à l’origine d’une pétition sur le sujet.

Pour l’Ille-et-Vilaine, cette réforme devrait aboutir à conserver seulement 505 lits sur les 1.531 lits d’USLD actuels. Cinq établissements (les hôpitaux locaux d’Antrain, Combourg, Saint-Méen-Le-Grand, Cancale et La Guerche-de-Bretagne) devraient voir l’intégralité de leurs lits USLD transformés en Ehpad. Avec la question, pour les personnes âgées devant être hospitalisées en USLD, de l’éloignement de leur lieu de vie et de leur famille.

 

*Cf le site web du Dr Pradines : http://www.geocities.com/bpradines/SOSLD.html

Source: Espace Infirmier