Après l’affaire de la maison de retraite de Bayonne, comment dans la Loire, se prémunit-on contre les risques de maltraitance ?
« La maltraitance des personnes âgées, c’est un sujet majeur pour nous. Souvent il s’agit de problèmes de négligence mais nous restons très vigilants en la matière », avoue le docteur Claude Bourdelle, vice-président du conseil général, chargé des personnes âgées qui rappelle qu’une grande journée d’études avait été organisée en novembre 2008 à Saint-Étienne. L’affaire de Bayonne a relancé la question des contrôles dans les maisons de retraite. Quelle est la méthode adoptée dans la Loire ? Au niveau du conseil général, Claude Bourdelle rappelle qu’outre les visites de conformité (pour l’ouverture d’un établissement par exemple) les visites de suivi de conventionnement ou les audits, des visites de contrôles impromptus de médecins du conseil général ont lieu régulièrement. « Nous en avons effectué cent depuis le début de l’année. Elles se basent autant sur les conditions de sécurité que sur le bien-être », explique Claude Bourdelle. L’équipe médicale du conseil général se compose de six médecins, d’un médecin-conseil et d’un médecin coordonnateur.
Certaines visites peuvent être motivées par des plaintes. « Nous étudions cinq à six situations par mois, dit le vice-président du conseil général. La moitié provient des familles qui estiment qu’il y a situation de souffrance pour leur parent et l’autre moitié émanent du personnel surtout pour des problèmes d’organisation du travail. »
Outre les services du conseil général, la Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) effectue également des contrôles. Ces visites d’établissements, dirigées par les inspecteurs de la Ddass peuvent avoir deux objectifs : état des lieux avant l’octroi de moyens supplémentaires ou inspections inopinées dans les établissements publics ou privés consécutives à un dépôt de plainte.
Si les griefs sont justifiés, la direction de l’établissement doit se plier aux injonctions. À ce jour, aucune plainte n’a débouché dans la Loire sur un signalement au parquet ou à une obligation de fermer un établissement.
On le voit, le maillage des maisons de retraite, foyers résidences, unités de vie, dans la Loire reste bien en place. Le mot de la fin à Françoise, infirmière dans une maison de retraite : « La maltraitance, c’est ne pas répondre aux besoins des personnes, ne pas les considérer comme un être unique, c’est ne pas effectuer des soins de qualité et individualisés. La maltraitance est présente si l’effectif est insuffisant ou manque de temps pour écouter les personnes âgées. »
Alma, un reseau d’écoute
Réseau indépendant d’écoutants, ALMA a pour objectif de « mettre en place dans le département tout ce qui permet de faire connaître la réalité des maltraitances envers des personnes âgées, écouter les signalements et les plaintes et doter de moyens de prévention nécessaires ».
« Maltraitance, brisons le tabou » : c’est le slogan d’ALMA Loire qui se veut, depuis des années, à l’écoute de la vieillesse maltraitée.
Les plaintes qui arrivent au centre d’appel d’Alma peuvent aller du mal-être et la maltraitance.
À l’écoute des personnes âgées, Alma Loire regroupe une quinzaine de personnes qui assurent une assistance confidentielle et naturellement bénévole.
Les règles d’or de l’association Alma peuvent se résumer en quelques principes : évaluer le danger, maintenir les liens avec la personne âgée, maltraitée aidée, maintenir les liens avec l’aidant mal traitant, s’informer et partager craintes et soupçons, réfléchir en équipe, prendre le temps et ne jamais agit seul.
Conseils, informations… On peut appeler, dans la Loire, le 04 77 38 26 26
Permanences : mardi 9 heures – 12 heures
jeudi 14 heures – 17 heures
Le numéro d’appel national d’Alma est le 39 77.
Pour tout renseignement complémentaire sur l’association, on peut se reporter au site internet du conseil général de la Loire : www.loire.fr
Source: Le Progrès

Peut on dénoncer de la maltraitance en maison de retraite sans avoir à craindre des représailles ? Comment peut on faire pour que les contrôles et les sanctions soient pris en compte ?
Merci à celui qui pourra me donner une réponse
La meilleure solution ne serait elle pas de rencontrer des résidents de la maison de retraite ou des personnes de sa famille afin de parler de vive voix de la qualité de l’encadrement etc…
Rien n’est plus révélateur que cela.