La société spécialisée dans l’entretien du linge des résidents de maisons de retraite ouvre une unité dans le parc industriel de la Plaine de l’Ain, à Saint-Vulbas. Ses dirigeants recrutent
Martine Bergougnoux, la directrice du site devant les machines à laver… taille XXL / Photo Régis Barnes
Chez Bulledelinge, on lave le linge sale en famille. Créée il y a deux ans par Francis Labrunye, un Normand issu d’une longue lignée de blanchisseurs, la société est dirigée par son fils Thomas qui a été Pdg de la célèbre enseigne de pressing « 5 à sec ».
En implantant une unité dans le parc industriel de la Plaine de l’Ain, la sixième, Bulledelinge souhaite renforcer son maillage national en ciblant la région Rhône-Alpes. « Le linge comme à la maison » est le slogan de cette entreprise qui emploie en France une centaine de personnes et est spécialisée dans l’entretien des vêtements personnels des résidents de maison de retraite ou de certains hôpitaux. Pour un forfait mensuel situé entre 40 et 50 euros, correspondant à une dotation de 120 pièces (le trousseau inclut également les serviettes éponge), Bulledelinge se charge de collecter dans les établissements privés ou publics, le linge sale le lundi pour le rapporter le jeudi suivant. Propre et emballé au nom de chaque résident, grâce à un système de codes-barres qui permet une traçabilité des vêtements. « Le créneau est porteur, les maisons de retraite n’ont pas de blanchisserie ou veulent s’en séparer car c’est trop de contraintes », explique Martine Bergougnoux, la directrice du site de Saint-Vulbas. La quarantaine énergique, cette responsable s’est forgé une solide expérience en dirigeant, pendant vingt ans, des agences de transport. C’est elle qui est chargée de monter et de manager les équipes qui travailleront 6 jours sur 7 à la réception, au lavage, au repassage et enfin à la livraison du linge, « dans le respect des normes d’hygiène ». Le matériel (d’impressionnantes machines à laver côtoient des tables à repasser) est déjà installé dans les 800 m² d’un bâtiment, propriété de Bulledelinge. La mise en route est prévue le mois prochain, la directrice est en plein recrutement. Agents de production polyvalents et chauffeurs « avec une fibre relationnelle » seront embauchés au fur et à mesure de la montée en puissance de l’unité. Un commercial chargé de la prospection auprès des maisons de retraite doit développer le portefeuille. Bulledelinge collabore déjà avec de grands groupes de maisons de retraite privées, mais ne néglige pas pour autant les établissements publics ou les structures associatives. À terme, une cinquantaine de salariés sera rattachée à cette base organisée pour gérer le linge de 5 000 résidents.
Source: Le Progrès
