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Alzheimer au coeur des débats

Ces dernières années, la maladie d’Alzheimer préoccupe énormément les professionnels, les gériatres, mais également tout un chacun. En effet, elle fait de plus en plus de victimes, des personnes de tous les âges, de toutes les conditions physiques, de tous les milieux. Elle n’épargne personne et toutes les habitudes de vie saines et particulières que l’on croyait bénéfices et protectrices de cette maladie, sont remises en question une après l’autre.

Les établissements spécialisés pour héberger les malades Alzheimer se multiplient, les unités fermées au sein de maisons de retraite traditionnelles, voient le jour, des ateliers de stimulation de la mémoire… sont mis en place. Néanmoins, ce n’est pas suffisant, les malades continuent de souffrir et les personnes saines continuent de tomber malades.

Les autorités se sentent très concernées par le problème et ne cachent pas leur contrariété.

Lors du dîner bénéfice annuel à la fondation Maison Carpe Diem, Mr Michel Billé, écrivain et sociologue français spécialisé en éthique et maladie d’Alzheimer, a lancé un appel aux professionnels et a demandé un renouveau des énergies et de la mobilisation de tous. Ces longues recherches et analyses sans résultat, ont eu tendance à essouffler les troupes mais de nouveaux défis sont établis. « Il y a d’abord le défi de la recherche. Il faut parvenir à mieux diagnostiquer et traiter l’Alzheimer. Il existe quelques médicaments mais ils sont peu efficaces. Certes, il y a un enjeu financier, mais aussi un enjeu humain», rappelle Mr Billé avec autant d’enthousiasme que possible. Il semblait redoubler de motivation, comme s’il essayait d’en distribuer à tous les participants de ce dîner.

Mr Billé en a également profité pour vanter les mérites et bienfaits des lieux d’accueil pour malades Alzheimer, ces endroits où les familles placent le malade temporairement à raison d’une journée, d’une matinée, d’un après-midi afin de soulager les aidants naturels et professionnels et de permettre aux malades de participer à des ateliers et activités très riches et adaptées à leurs degrés de démence, sans souffrir de la pression que génère l’hébergement définitif. «Il faut inventer un lieu où les personnes atteintes d’Alzheimer pourront vivre sans se sentir emprisonnées, comme si elles étaient chez elles. Nous avons à développer une philosophie de soins et à miser sur l’accompagnement de la personne en prenant soin de conserver de petits détails du quotidien par exemple».

Ce point de vue est controversé par des professionnels pratiquant la médecine traditionnelle et qui insistent sur le fait que des malades Alzheimer ne sont en sécurité véritablement qu’une fois hébergés dans des maisons de retraite médicalisées et adaptées à leurs besoins et état de santé.

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